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Tome quatrieme.
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389
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HISTOIRE naturelle, L I y. xi. 389

Le goitre (301) ne vient qu’à l’homme 6c au porc :ce sont leplus souvent les mauvaises eaux qui l’engendrent. On donneà la partie supérieure de l’œíophagele nom de gosier : l’insérieurese nomme l’estomac, par lequel mot j’eritends cette (301) pochecharnue, longue Sc large, qui est; placée fous latrachée-artere ,ôc qui est attachée à l’épine du dos. Les animaux qui n’ontpoint de gosier, n’ont point cette poche; ils n’ont auílì ni couni gorge : mais lá bouche, chez eux, est jointe au ventricule,comme on peut le voir chez les poissons. La tortue de mer ssani langue ni dents, Sc elle brise sa nourriture avec la pointede son museau Après le museau se trouvent la trachée-artere Scl’œsophage : celui-ci est cartilagineux Sc dentelé comme une ronce ,afin de mieux briser les aliments; &, à mesurequ’il approche duventricule, ses dentelures diminuent (303), de forte qu’à la finelles font faites comme une lime. •

Les autres animaux (304) ont le coeur au milieu de la poitrine :l’homme seul l’a au dessous du mamelon gauche. II est d’unefigure conique, Sc fa pointe s’avance en devant. Les (305) pois-sons seuls (306) ont la pointe du cœur tournée (307) vers la bou-che. On dit (308) que le cœur est la premiere partie qui se formedans le sein de la mere, ensuite le cerveau, Sc les yeux les der-niers ; mais que les yeux meurent les premiers, ôc le cœur le der-nier. La principale chaleur est dans le cœur. II remue (305») Scbat fans cesse, comme si c’étoit un animal à part, Sc renfermédans un autre. II est enveloppé d’une membrane (310) forte,

(30 6) Elien y joint les serpents,

Hift. Anitn. 1. Z , à. z 1.

(3 07) Aristote en apporte k raison,livre 3 y de partib, atiim, chapitre 4 ,P a ge 1005.

(308) Cest l’assertion expresse d’A-ristote, ibïd. Galien, au livre de laformation du fétus, pense que c’estlfi foie qui se forme le premier 3 d’au-

tres donnent cet avantage au cerveau ;d’autres aux côtes 3 d’autres au nom-bril 3 d’autres au gros pouce du pied.Voyez Plutarque, de Placitis P kilo-.s°ph- h 5 , ch. 17, p. 5107.

(309) Aristote, ibid.

(310) Nommée par les AnatomifCtes, le péricarde*