Band 
Tome quatrieme.
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395
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• HISTOIRE NATURELLE, LIV. XI. Z9/

dire après la cent vingt-sixieme olympiade (zzi). Le la retraitede Pyrrhus hors de l’Italie ), que les Aruspices comprirent lecœur dans les entrailles, 6c Rattachèrent à son inspection. Lejour que le Dictateur César parut, pour la premiere sois, enrobe de pourpre, 6c s’affit dans une chaise d’or, il arriva jusqu’àdeux fois qu’on ne trouva point de cœur (zzr.) dans les entraillesqu’on sacrifìoit: ce qui donna lieu à une grande (333) disputeparmi les Aruspices ; savoir, si une bête destinée au sacrifice avoitpu vivre sans cœur, ou si ellel’avoit perdu depuis quelque tems.On prétend qu’il n est pas possible de brûler le cœur de ceux quisont morts d’une maladie de l’orifice (334) supérieur du ventri-cule, ou par le poison. Du moins avons-nous un Discours deVitellius (335), dans lequel, pour montrer que Pison étoit vé-ritablement coupable d’avoir empoisonné César Germanicus , ilobserve expressément qu’on ne put jamais (336) brûler le cœurde ce Prince, la force du poison s’y opposant. Et Pison se dé-fendit, en soutenant que Germanicus étoit mort d’une maladiede l’orifice supérieur du ventricule.

Au dessous du cœur est le poumon, qui est l’organedela res-piration. C’est lui (337) qui attire 6c qui exprime l’air : par cetteraison il est spongieux, comprenant une infinité de cavités 6cde conduits vuides. Peu de poissons ont un poumon, commenous lavons déja observé ailleurs (338). Les animaux oviparesen ont un qui est petit, fongueux, 6c qui ne contient point desang; c’est pourquoi ils n’ont jamais soif. C’est aussi la raison

tellius contre Pison, Tacite, Annal.h 3 j P* 73 ‘

(336) Germanicus Antiochia obiitnon fine veneni suspicione : nam praterUvores qui toto corpore erant , & spumasqua per os fluebant, cremati quoque corinter offa incorruptum repertum eft } cu-jus ea natura exiflimatur } ut tinclum ve-

neno igne confici nequeat. Suétone, viede Caligula. Consultez un fait à-peu-près semblable dans le premier livrede rHistoire de De Thon.

(337) Tout le reste de cette sectionest emprunté d’Aristore, de part. an'wu1. 3 , eh. 6 , p. 1009.

(338) Au 1 . o, ch. 7.

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