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Tome quatrieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L IV. XI. 4ls

ainsi que dans les changements soudains, qui, pour les moin-dres sujets , se peignent fur le visage ôc sur toute (14) lapersonne de l’homme, ôc qui prennent leur source dans les affec-tions dusang. En effet, selon les différentes passions dont lameest émue, comme de honte, ou de colere, ou de crainte, on voieí’homme pâlir ou rougir, Ôc de plusieurs façons; car la rougeurque la colere produit fur le visage, est différente de celle qu yproduit la honte : ôc il est certain que, dans la crainte, le sangse retire, ôc qu’il n'en paroît point ; tellement que plusieurs,quoique percés de part en part, n'en rendent pas une goutte.L’homme seul est susceptible de ces diverses altérations : car pourles animaux qui changent de couleur (25), ôc dont nous avonsparlé plus haut, ce changement apparent n’est, chez eux, queï’effet de la lumière diversement réfléchie. Mais changer person-nellement de couleur, c’est ce qui n’arrive qu’à l’homme (16).Toutes les maladies, ôc sur-tout la mort, consument le sang.

Si lesang ejl la source de V intelligence. D u cuir , des poils ,

des mamelles.

Quelques-uns (i) pensent que la subtilité de l’esprit nedépend point de la fluidité du sang, ôc que les animaux fontplus ou moins stupides, suivant qu’ils ont la peau ôc les tégumentsplus ou moins épais, comme les huîtres (2) ôc les tortues ; querépaiíïeur du cuir (3) des bœufs & les foies des cochons empê-chent l’air délié ôc subtil d’entrer dans leurs corps , de fortequ’il n’y pénétré qu’impur ôc grossier ; que c’est aussi ce qui ar-rive aux hommes qui ont la peau trop épaisse ôc trop dure. Maisceux qùi pensent ainsi, que diront-ils des crocodiles, à qui,nonobstant la dureté de leur peau, on attribue une si grandeindustrie ?

L’hippopotame a le cuir si épais qu’on en fait des piques (4) ;néanmoins cet animal a l’habileté de se guérir lui-même (5) de

Tome IV. Khh