430 NATURALIS HISTORIA LIB. XI.
tium, nulli : nec lac,nisi animal parienti : volucrum, ves-pertilioni tantum. Fabulosum enim arbitror de strigibus,ubera eas infantium labris immulgere. Esie in maledictisjam antiquis strigem convenit : sed quae sit avium, constarenon arbitror.
Notabilia animalia quce mammis.
Caput Asinis à sœtu dolent : ideò sexto mense arcent partus,40. cum equae anno prope toto praebeant. Quibus solida un-
(33) II saut excepter de certe regie,la vipere , laquelle , à la vérité , n est
f >as une véritable vivipare , comme on’a observé plus haut. Voyez Aristote,ibid ,
(34) On donne assez généralementle nom de chauve-souris à tout ani-mal quadrupede, non insecte, & vo-lant de nuit. Mais les Anciens étoientfort éloignés de connoître toutes lesdifférentes sortes de chauves - sourisque connoistent aujourd'hui les Natu-ralistes , tant dans l’ancien que dans lenouveau monde , & fur rémunéra-tion desquelles il faut consul ter M. deBuffon , tome 7, p. 337 & suiv. &nos notes fur le chap. 6 1 d u liv. 1 o.
(33) H&c avis (ce font les parolesd’Isidore, livre 1 r, chap. 7 ) vulgbAmma dicitur ab amando parvulos :unde 6’ lac prabere dicitur nascentibus.Cette étymologie ne vaut assurémentrien. Amma est un mot Celtoscythequi, encore aujourd’hui en Suédois,signifie expreflément une nourrice, &d ou S est formé maman & mamelle.Hesychius reconnoît que le mot*K««,qui étoit connu des Grecs, signifie àla fois une mere & une nourrice. Am 3
en Hébreu, signifie pareillement unemere, par la raison que, dans l’origi-ne, qui difoit mere _, difoit auíli nour-rice. Or cette coutume des meres d’al-laiter elles-mêmes leurs enfants, étoitsur-tout en vogue parmi les anciensGermains , comme le reconnoît Ta-cite , de Morib. Germ. ch. 10. Je feraivoir, note 37, que c’est auffi chez lespeuples Germains ou Celtofcythesque l’expreffion injurieuse de strige( pour signifier une mere de louage,une nourrice d emprunt & de passage)a pris naissance.
(3 6) Ecoutons Festus : Striges avesnocturnas , ut aitVerrius , Grœct ç-pífyaçappellant; à quo maleficis mulieribusnornen inditum efl } quas volaticas etiamvocant. Itaque solent his verbis easve-luti avertere Gr&ci :
Pelle strigem noctu pascentem , tu striga cxcata ,
Feralem in celeres volucrem procul ejice naves.
(37) On demande quelle forte d oi-seau est la frige. Je réponds que e estlefíry% des Slawons , c est-a-dire notregrimpereau , qui est un oiseau de pas-sage , & quon nomme a ulli torche-pot ;dénomination injurieuse , assez conve-nable aux nourrices d’emprunt, & qui