HISTOIRE NATURELLE, LIT. XI. 461
dont le sexe a quelque chose de monstrueux, & fort appro-chant ( 11 ) de celui des hommes. II se trouve même des hermaph.ro-dires(12), c’est-à-dire des personnes qui ont l’un & 1 autre sexe.On a vu aussi des quadrupedes réunir les deux natures ; & jecrois que le régné de Néron en a fourni le premier exemple. CePrince mon toit un char attelé de juments hermaphrodites quilui avoient été envoyées de Treves, cité des Gaules; èC il faisoicparade de cet attelage, comme s’il eût été de la dignité du maîtrede l’univers d’être traîné par des monstres.
Les boucs (13), les béliers 8 c les taureaux ont les testicules pen-dants. Ceux des verrats font attachés au ventre. Les dauphinsles ont fort longs, 8 c cachés à l’extrémité du ventre:ceux deséléphants (14) font pareillement cachés. Les ovipares (15) ontles leurs attachés aux lombes intérieurement, 8 c ces fortes d’ani-maux font fort prompts dans l’acte vénérien. Les poissons St lesserpents n’ont point de testicules (16) ; mais, en place, ils ontdeux conduits qui vont des reins (17) aux parties génitales. Lemilan nommé buteo (18) ou triorkhès a trois testicules. Ceuxde l’homme fe rompent quelquefois, ou par un effort, ou natu-rellement (19) ; ce qui fait une troisième forte de demi-hommes,
verra ) a quatre testicules, & une dou-ble verge, d’après les observations desAnatomistes modernes. Je doute quecette assertion soit juste , n’étant con-firmée , ni par AI. de Buffon, ni parM. Valmont de Bomare. Je trouve seu-lement chez Ad. de Buffon, que le fu-ret a intérieurement de,ux vésicules oupoches odoriférantes entre les partiesgénitales & la queue. Ces deux pochesont peut-être été prises pour des testi-cules 5 mais la double verge, com-ment l’expliquer ?
(17) C’est-à-dire de la place où cettepartie du corps seroit chez les poistons ;car ceux-ci n’ont point de reins.
(18) Nous avons traité de cet oi-
seau à trois- testicules, liv. 1 o, au com-mencement du ch. 8. Philippe Land-grave de Hefle étoit conformé ainsi ,selon De Thou & d’autres Historiens.Au contraire Sylla 8 c Cotta n’avoientqu’un resticule , selon Arrien , de R cMilit. Voyezauffi lesPandectes , I. 4^,tic. 17. » Il se trouve des hommes» ( écrit M. de Buffon, tome 4, p. 2.2.7)w qui n’ont réellement qu’un testicule.» On a remarqué que le testicule qui» est seul, est alors beaucoup plus» gros qu’à l’ordinaire. II y a auffi des» hommes qui en ont trois ; ils font,» dit-on, beaucoup plus vigoureux 5 c» plus forts de corps que les autres(19) U fe trouve des enfants qui