HISTOIRE NATURELLE, L I Y. XII. JII
des outres de peaux de chameaux ou de rhinoceros. En qíscl-ques endroits de la Grece , on donne à l’arbre épineux quifournit ce remede le nom de pyxacantke chirotiien (12).
Du macir , dusucre > des arbres de VAriane.
Le macir (1) s’apporte auffi des Indes: c’est l’écorce d’unegrande racine. II est rouge , & porte le même nom que sonarbre. Mais quel est cet arbre ì c’est ce que j’ignore. On ditque cette racine , étant bouillie avec du miel , est singulier©pour la dyssenterie.
L’Arabie produit du sucre (2); mais celui des Indes est meilleur.C’est une efpece de miel qui s’amasse fur des roseaux, qui estblanc comme de la gomme , & qui fe casse fous la dent. Lesplus gros morceaux font de la grosseur d’une aveline. II n’estemployé qu’en médecine.
Dans l'Ariane, province limitrophe des Indes, on trouve (3)un certain arbre épineux dont il est dangereux d’approcher, àcause de ses piquants, & qui produit une liqueur précieuse sem-blable à la myrrhe. II y a dans la même contrée un arbrisseauvenimeux qu’on prendroit (4) pour un raifort (5), èc dont lesfeuilles ressemblent à celles du laurier (6). Les chevaux ont del’attrait pour son odeur ; mais ceux d’entre eux qui en mangent,périssent. Alexandre , en passant par cette province, perdit (7) ainsi
tal macir , maker 3 ou macre , paroîtavoir fa source dans l’Kébreu makak ,contabescere , ou mâcha , demoliri ,defruere ; ce feroit la vraie rhubarbedéfinie par fa carie & par son dessèche-ment.
(2) Ce sucre, selon le Pere Har-doum , n’a aucun rapport avec le no-tre. Consultez, à son sujet, Diosco-ride, liv. z , chap. 104 j Galien , li-vre 7 , de fac.simpl. med. p. 207. Du-pinet prétend que le sucre de Pline estun sucre candi.
(5) Theophraste dit quelque chosede semblable de l'Ariane j mais le textede cet Auteur est fort corrompu encet endroit, Hijl. Plant. liv. 4, ch. 5.
(4) A fa grandeur , selon Theo-phraste , ìbìd.
(5) Pour un chou , selon Theo-phraste , ibid. si l’on interprete rapha-nos , chez Theophraste , par uu chou.Mais ce n’est pas le sentiment du PersHardouin, J’ai suivi sa décision».
(6) Théophraste „ ibid.
(?) Théophraste, ibid.