Jio NATURALIS HISTORIEE LIB. XII.
tunt. Spinam ipsam in Graecia quidam pyxacanthum chi-ronium vocam.
De macir, &saccharo , & arboribus Ariance gentis.
Caput E t macir ex India advehitur, cortex rubens radicis ma-8. Anae, nomine arboris suae : qualis iit ea, incompertum ha-beo. Corticis meile decocti usus in medicina ad dysente-ricos praecipuus habetur.
Saccharon & Arabia fert, sed laudatius India : est autemmei in arundinibus collectum, gummium modo candidum,dentibus fragile, amplistimum nucis avellanae magnitudine,ad medicinae tantum usum.
Contermina Indis gens Ariana appellatur , cujus spinalacrymarum pretiosa , myrrhae similis, accessu propter acu-leos anxio. Ibi & frutex pestilens raphani, folio lauri,odore equos invitante, qui pene equitatu orbavit Alexan-
(n) Comme quidiroit épine de buismédicinale ou épine de buis de Chiron 3ou encore épine de buis de la petite espece.
(i) Le macir ( ou maker 3 commerappelle Dioscoride ) n est autre , se-lon moi, que la vraie rhubarbe, c’est-à-dire, que la racine d’un arbre Indiende la contrée de Malabar, nommé en-core aujourd’hui macre 3 à laquelle ra-cine d’arbre les Chinois substituent fré-quemment , dans le commerce, la ra-cine d’une simple plante nommée tayhuam 3 c’est-à-dire très jaune , & qui,par fa couleur & par ses effets, a beau-coup de rapport avec la racine du ma-cre ; mais celledu macre différé de celledu tay huam par fa grosseur, & par unepropriété eflentieíle, En effet, Lé-mery écrit qu il a reconnu 3 par expé-rience 3 que la partie brunâtre qui sem-
ble être gâtée dans les grands & grosmorceaux de rhubarbe 3 eji plus astrin-gente & plus propre pour le flux de sang& la diarrhée 3 que la prétendue bonnerhubarbe. Ces grands & gros morceauxde rhubarbe sujets à cette carie pré-cieuse , appartiennent bien évidem-ment à une autre racine que les pe-tits bâtons de rhubarbe qui en fontexempts : mais l’ignorance aura insen-siblement fait donner la préférenceaux morceaux qui ne se carient point ;c’est-à-dire qu’on aura insensiblementpréféré, dans le commerce , la racinede la plante Chinoise nommée tayhuam à la racine de l’arbre Indien nom-mé macre 3 lequel est si peu connu au-jourd’hui en Europe , que la plupartde nos Naturalistes le confondent,contre toute vraisemblance , avec le fi-marouba de l’Amérique. Le mot Orien-
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