Band 
Tome quatrieme.
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jj.2 NATURALIS HISTORIA L I B. Xli.

quibus dictum est modis. Probatur candore, amplitudine,fragilitate, carbone , ut statim ardeat ; item ne dentem re-cipiat potius quam in micas frietur.

De myrrha & arboribus myrrhœ.

Caput Myrrham in iisdem sylvis permixta arbore nasci tradi-jy. dêre aliqui, plures separarim : quippe multis in locis Ara-biae gignitur, ut apparebit in generibus. Convehitur & exinsulis laudata , petuntque eam etiam ad Troglodytas Sa-

(49) C’est-à-dire par l’odeur , la cou-leur , le poids , le goût , & auffi. parl’épreuve du seu, comme il a été ditau chap. 9. Voyez Dioscoride, liv. x,chap. 8r.

(50) Au chap. 9,

(51) Dioscoride, ibid.

(1) La myrrhe, en Arabe, ler-mur-'mor ; en Hébreu , mor\ en Grec ,smyr-na j myra myrrha , myrna ; en Italien£c en Espagnol , mirra ; en François 8 cen Anglois, myrrhe ; dans da plupartdes idiomes Germaniques , myr ; enSlawon, mira ou mira-^vwicaj c’est-à-dire résine de myrrhe. La dénomina-tion Grecque smyrna , au lieu de myrna8 c de myra , est empruntée des Barba-res , 8 c vient de smoer ,smor 3 smer ,smyr , smyrsel , smorelle j parfum ,dans les divers idiomes Celtiques ,Germaniques, Gothiques, Danois ,Suédois, &c. Voyez Jean Ihre , aumot Smoer. Il ne faut point chercherla source du mot .myrrhe, en Grecsmyrnd 8 c myra , que dans le verbel'.vpu , stillo, fluo j lacrymor. Smyrna0u myrrha signifient donc larme odo-

rante ; ce qui fait dire à Ovide, enparlant de myrrha :

Qui, quamquam amisit veteres cum corpore sensus»

Flet tamen ; & tepida; manant ex arbore guttae.

Est honor Lc lacrymis : stillataque cortice myrrha

Nomen herile tenet, nulloque tacebitur svo.

Jen’approuve point l’étymologie don*née par M. Jault : Le mot myrrhe ,écrit—il, vient de l’ Hébreu mor , qui si-gnifie la même chose & qui efl formédu verbe moras , être amer. Au reste ,selon ce Savant, l’arbre de la myrrheest aussi inconnu aujourd’hui qu’au-trefois hors du pays où il croît} & toutce qti’en disent les Modernes, commeaufli tout ce qu’ils rapportent touchantles lieux qui produisent la myrrhe, luiparoît fort incertain. » On nous l’apr» porte, écrit M. Valmont de Botna-» re, de cette partie de l’Ethiopie que» l’on appelloit autrefois le pays des» Troglodytes. Dans le commerce, la» myrrhe est en morceaux qui varient» heaucoup pour la grosseur, la confis-55 tance , la couleur, l’odeur, le goût» 8 c la transparence. La belle myrrhe» est en larmes ou morceaux gros» commeunenoix, de couleur jaune