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Tome quatrieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I Y. XII.

connoît par les marques (49) que nous avons indiquées plushaut (50). Le bon encens est; blanc (51), &. en gros morceaux :il fe caste aisément : il brûle dès qu’on l’approche du feu ; 6cil se brise & se réduit en miettes dès qu’on le met fous la dent.

De La myrrhe ê des arbres myrrhiferes.

Selon quelques Auteurs, les arbres qui portent la myrrhe (1}croissent dans les mêmes forêts que les arbres qui donnent l’en-cens , & pêle-mêle avec eux ; mais , selon la plupart des Au-teurs , ils croissent séparément. En esset , il y en a en plusteursendroits de l’Arabie , comme on verra ci-après (2), lorsque noustraiterons des diverses sortes de myrrhe. On en apporte ausside fort bonne des istes (3) ; & même les Sabéens en vont cher-cher dans le pays des Troglodytes (4), au delà de la mer.

» ou rousse , un peu transparente.-, Lorsqu’on la brise, on y voir des-, veines blanchâtres comme la base„ de l’ongle ; ce qui fait dire myrrhe„ onglée. Elle est d’un goût amer, un-, peu acre & aromatique, causant des„ nausées, d’une odeur forte ; mais II-, on la pile , ou qu’on la brûle , elle-, exhale une odeur assez agréable :-- elle doit être un peu friable, & peu3, grasse. Les morceaux bien transpa-« rents, qui ne font point amers dans„ rintérieur, ne font que de la goin-„ me Arabique ; il faut les rejetter ,„ Sc retirer également ceux qui font„ brunâtres, visqueux & d’une saveur„ désagréable : ces derniers fie sont„ souvent que du bdellium. On ne dit» rien de certain de l’arbre dont la„ myrrhe découle , & l’on ne fait» point si c’est par incision qu’on la» retire. Quelques -uns prétendent» que no«s n’avons point la bonne

-, myrrhe des Anciens, parcequ’elle-, 11’a pas fadeur exquise de celle dont„ tous les Auteurs ront mention : on-, en aromatisait les vins les plus dé-» licars , & on la présenta comme un» parfum très précieux au Sauveur du,, monde, pendant qu’il étoit dans la„ crèche,,. Ici M. Valmont de Bo-mare fait une réflexion très judicieuse t-, On peut répondre à cette objection,-, dit-il, qu’il en est des parfums com--, me des goûts & des couleurs , dont-, on ne doit pas disputer. Les hom-„ mes sont également inconstants à-, l’égard des odeurs ; le musc, la cì--, verte, Sec. en fourniflent des exem-„ pies sensibles

(2) Au chapitre suivant.

(3) Nous avons parlé de ces ifles auxparfums, liv. 6, chap. 2 8, & au cha-pitre précédent.

(4) C’est austi du pays des Troglo-dytes qu’on nous l’apporte aujoiírd’hyî