584 NATURALIS HISTORIAS. LIB. XII.
De balsamo , & opobalsamo , xylobalsamo , & syrace , &
galbano.
Caput
zj.
Sed omnibus odoribus praefertur balsamum, uni terra-rum Judaeae conceisum, quondam in duobus tantum hor-tis, utroque regio , altero jugerum xx non amplius, alteropauciorum. Ostendere arbusculam hanc Urbi ImperatoresVespasiani. Clarumque dictu, à Pompeio Magno in trium-pho arbores quoque duximus. Servit nunc haec , & tributapendit cum sua gente : in totum alia natura, quam nostriexternique prodiderant ; quippe viti similior est, quammyrto. Malleolis feri dicitur, nuper vincta , ut vitis : 8cimplet colles vinearum modo , quae sine adminiculis se ipsae
(1) Le baume , balsamum , a Is mê-me nom dans presque toutes les lan-gues connues. Le baume dont il estquestion ici, est le balsamum verum, ducommerce. -- L’arbristeau dont il dé-coule (écrit M. Valmont de Bo-ji mare ) s’éleve à la hauteur du troê-,» ne, porte des feuilles semblables à» celles du lentisque , & des fleurs„ purpurines , odorantes, blanches,„ & en étoiles. Les semences font» renfermées dans des follicules rou-,, geâtres, & on en exprime une li-„ queur jaune semblable à du miel,,, d’un goût acre & aromatique, &„ d une odeur approchante de celle» du citron. Comme cette liqueur est» précieuse , on la falsifie souvent» avec du baume de Canada & Phuilejj essentielle du citron , ou avec de la« térébenthine fine, ou autres dro-« gués ; tromperie qui peut se con-noître à l’odorat & au goût >,.
(f) Cette assertion positive de Pline,
comparée avec ce que dit Dioscoride,que de son tems on cultivoit le baumeen Egypte, pourroit donner lieu depenser que Dioscoride est un Auteurpostérieur à Pline. Mais il paroîtqu’encet endroit Pline ne fait que transcrireTheophraste , Hifl. Plant . liv. 9, cha-pitre 6. Au reste, les traditions por-tent que , lors de l’invasion des Turcsdans là Judée, ces arbres y furent dé-truits ; mais qu’un Sultan en fit appor-ter de l’Arabie Heureuse dans ses jar-dins , où ils font cultivés soigneuse-ment, & gardés par les Janissaires. Levrai baume prend aujourd’hui les nomsde baume de Judée , d’Egypte duGrand Caire , de la Mecque , de Syrie ,de Glleady de Constantinople } Lc debaume blanc. » Les Anciens , écrit,, M» Valmont de Bomare, ne re--, cueilloient que le baume qui de--, couloit de lui-même , ou par inci-„ sion. Mais aujourd’hui on en re-„ cueille de trois espeçes. Celui qui
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