134 NATURALIS HISTORIAI LIB. XIV.
ilis evocatur in palmites, aut deprimitur in propagines,succique tantum gratia exire finitur pluribus modis adcoeli mores, solique ingenia. In Campano agro populisnubunt : maritasque complexae, atque per ramos earumprocacibus brachiis geniculato cursu scandentes, cacuminaaequant, in tantum sublimes, ut vindemitor auctoratus ro-gum ac tumulum excipiat. Nullo fine crescunt, dividique,aut potius avelli, nequeunt. Villas & domos ambiri singu-larum palmitibus ac sequacibus loris memoria dignum in-ter prima Valerianus quoque Cornelius existimavit. Unavitis Romae in Liviae porticibus subdiales inambulationesumbrosis pergulis opacat, eadem duodenis musti ampho-ris fœcunda. Ulmos quidem ubique exsuperant. Miratum-que altitudinem earum Aricia ferunt legatum regis Pyrrhi
efficacement à Ia maturité du raisin.Au reste, ces vignes hautes, très char-gées de fruit , n’en produisent pasd’aulli bon ni d’aulli propre à faire duvi n que les vignes balles, quand les cepsde celles-ci, n’étant pas trop voisins,laissent les fruits jouir du bénéfice dePair , & permettent aux racines deprendre une nourriture abondante. Al’égard des vignes qu on fait ramerdans les arbres, & dont Pline va par-ler quelques lignes plus loin , vignesdont Horace & Virgile ont auffi parlé( voyez la note fuiv. ), il est d’expé-rience , dans notre climat, que les vi-gnes donnent de mauvais vins & enmoindre quantité lorfqu’ellesfont fousdes arbres fruitiers , fur-tout lorsqueceux-ci s’y trouvent en trop grandequantité. Les racines de ces arbresépuisent la terre, & leurs feuilles fontun ombrage qui arrête l’humidité des
rosées , & qui intercepte les bonseffets du vent & du soleil sur la vi-gne. Probablement ce dernier incon-vénient est moins à craindre dans despays plus chauds, où au contraire onappréhende que les raisins ne grillentpar la grande action du ioleil & desvents de hâle. M. Pluche donne plu-sieurs bons préceptes fur la taille de lavigne, & nous croyons devoir les rap-porter à la fuite de nos propres recher-ches. -- C’est un vieux préjugé ( dit—il >-, tome i , p. 3.48 ) parmi les vigne--, tons, comme parmi les jardiniers,-, mais peut-être aussi peu fondé chez-, les uns que chez les autres , qu’il ne-, faut tailler qu’au printems. 11s se dé-„ mentent cependant, ou se trahií--, sent eux-memes , puisque , pour,, prévenir la multitude des ouvra-,, ges qui les empccheroit d’avoir-, fait allez tôt, ils taillent souvent