HISTOIRE NATURELLE, LIV. XVI. A-Z I
Les arbres quiportent le gland proprement dit, font le roure ( 5 )ou chêne dur, le quercus ou grand chêne des Italiens, 1 ’ esculus (4)ou leur petit chêne, 1 e cerrus (5 ), Y ilex ou yeuse, Sc le liege (6). Legland est contenu dans un calice raboteux, qui embrasse plus oumoins ce fruit, félonies différentes efpeces. Tous ces arbres,excepté1 yeuse, ont la feuille longue , charnue, pesante, ondoyée par lesbords : elle ne jaunit point quand elle tombe, comme fait celle duhêtre ; Sc elle est plus courte ou plus longue, selon les diverses for-tes de chênes. II y a deux fortes d’yeufe (7). Lune fe trouve en Ita-lie : fes feuilles ne font pas fort différentes de celles de l’olivier.Quelques Grecs (8) donnent à cette efpece le nom de smilax.L’autre fe trouve (9) dans les diverses provinces Romaines j Scc’est la même chose que Yaquifolia ou le houx. Le gland de cesdeux (10) fortes d \lex est plus court & plus mince que celui desautres chênes. Homere (11) l’appelle acylon , nom par lequel ille distingue (ii) du gland proprement dit. On prétend que Yilexmâle ne porte point de fruit.
Les plus gros Sc les meilleurs glands font ceux du quercus , en-suite ceux de Y esculus (13). Ceux du roure font petits. Ceux du
une virgule après cckumv ; & c’est à tortque les éditeur* de ce Poe'te l’on t omi-se , comme va le prouver le reste de laphrase de Pline. Autrement ce vers íî-gnifieroit :
ipsis Dea Circe
Apposuit glandes acyli, fructum quoque corni,
comme Pont compris les Interpretes.
(i 1) Ce que ne font point les Edi-teurs de ce Poète , ni fes Intepretes.Voyez la note précédente.
(13) J’ai deja prévenu que je negarannffois point la décision du PereKardouin & de M. Jault, qui fontde Yej cuius le petit chêne. Voyez lelivre douzième , chapitre 1 , note 3 ,
p 486, tome 4. Calepin Sc quelquesautres veulent que Y esculus des La-tins soit le placyphyllos de Théo-phraste. Virgile, en effet, bien loin de
E aroître en faire le petit chêne, fem-le au contraire en faire le chêne de laplus haute efpece, dans ces vers ,Géorg. liv. 2 :
Esculus ín primis , quL quantum vertice ad aurasjEchereas, tantum radice ad Tartara tendit.
Je pense que ce qui a porté le PereHardouin à prendre Yejculus pour lepetit chêne, c’est qu’il a coníundu,fans aucune distinction , Y esculus desLatins avec Yhêmeris des Grecs. OrPline, à la fin du chap. 5, a averti