HISTOIRE NATURELLE, LIV. XVI.
rative, Au reste, ce que sont les branches à 1 ’égard des arbresfourchus, les bourgeons le font à l’égard de la vigne , & lesnœuds à l’égard des roseaux. Tous les arbres sont plus gros versle pied, U abies ou sapin, le larix le palmier, le cyprès , For-me , & généralement tous les arbres qui n’ont qu’un seul tronc,prennent leur accroissement en hauteur. Entre les arbres bran-chus, on trouve des cerisiers qui fournissent des poutres de qua-rante coudées de long & de deux coudées de diametre dans touteleur longueur.
Des branches , de t écorce, & de la racine des arbres.
Il y a des arbres qui jettent çà & là des branches dès le com-mencement du tronc : le pommier est de ce nombre.
Quelques arbres ont Fécorce ( i ) mince, comme le laurier ,le tilleul : quelques autres Font épaisse, comme le route : d’autresFont lisse & unie, comme le pommier, le figuier : d’autres Fontraboteuse, comme le chône-roure, le palmier. Tous les arbresont Fécorce ridée quand ils font vieux, II y en a dont Fécorcerompt d’elle-mcme , comme celle de la vigne. II y en a d’autresà qui elle tombe, comme au pommier & à l’arbouíier. Celle duliege & du peuplier est charnue ; celle de la vigne & du roseauest membraneuse ; celle du cerisier est mince comme du papier ;celle de la vigne, du tilleul, de 1 ’ abies ou sapin, est composée deplusieurs tuniques ; celle du figuier & du roseau est simple.
II y a aussi de grandes différences dans les racines ( 2 ). Lefiguier, le chêne-roure & le platane en jettent un grand nombre.Celles du pommier font courtes & menues. L 'abies (3) & lelarix (4) n’en ont qu’une grosse qui les soutient, quoique par lescôtés ils en jettent aussi çà & là de petites. Celles du laurier font
trois arbres font bien réellement le trouver des noms Latins à des especesmême. Les méprises dans lesquelles Grecques , démontrent la nécessité dej’ai fait voir que Pline lui-même étoit cette circonspection,tombé pour avoir voulu quelquefois (4) Theophraste , ìbïi. dit cela du
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