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Tome cinquieme.
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histoire naturelle, LIV. XVI. 6 iJ

qui croît sur le quercus > sur le roure, sur le prunier (45) sauvage,Sc sur le térébinthej Sc selon la plupart des Auteurs, il n’en vientfur aucun autre arbre. Celui qu on appelle ( 46) croît abon-

damment sur le quercus. Dans tous les arbres ( si l'on en exceptele quercus Sc Viles), le Jlelis Sc l’ hyphear font différents du guiproprement dit, en ce que les grains Sc les feuilles des deux pre-miers ont une mauvaise odeur, aulieu que ceux des deux derniersfont amers Sc gluants. L 'hyphear vaut mieux pour (47) engrais-ser les moutons. Son premier effet est de purger des mauvaiseshumeurs : ensuite il engraisse ceux qui ont eu affez de force poursoutenir la purgatione mais on prétend qu il fait mourir ceux quiont quelque partie gâtée au dedans. Cette purgation se donne enété, Sc pendant quarante jours. II y a, à l’égard des guis, une autredifférence : c’est que le gui des arbres qui perdent leurs feuillesen hiver, perd auffiles siennes ; au contraire le gui des arbres quiconservent les leurs, conserve aussi ses feuilles. Au reste nul guine vient d’avoir été semé, à moins que fa graine n’ait passé aupara-vant par le ventre des oiseaux (48), sur-tout des pigeons ramiersSc des grives (49) ; car telle est la nature de cette plante, quelle-ne peut croître à moins que fa graine n’ait mûri dans le ventredes oiseaux. Le gui n’a pas plus d’une coudée de hauteur j il esttoujours verd, Sc fort branchu. Le gui mâle porte du fruit (yo) ;mais fa femelle est stérile : Sc quelquefois le mâle lui-méme n’enporte point.

La glu se fait avec des grains de gui cueillis au tems de la moisson,avant d’ctre mûrs ; car s’il survient des pluies, ils deviennent àla vérité plus gros, mais ne sont pas si bons pour faire de la glu.Après donc qu’on les a cueillis, on les met sécher ; &: quand ilsfont bien secs, on les pile, puis on les laisse pourrir dans seaupendant douze jours ou environ : fur quoi j’observerai que c’estla seule chose au monde qui devienne meilleure en se pourrissant.

(50) Voyez sa description chez Dodonce, p. 814.

Kkkkij