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Tome cinquieme.
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C’est à-dire qu’Alciat dérive morus 3 un mûrier’, du Grec yuâpoç-, fatuus 3 S£qu’il suppose que cet arbre est ainsi nommé par antiphrase , de même que LesFuries font nommées Eumerudes , comme qui diroic débonnaires. Or cetteétymologie du nom du mûrier , imaginée par Alciat, est d autant plus heu-reuse , qu’une mûre se dit en Grec également u°pci Sc , Lc un mûrier f/u-píx, par un u , comme on le peut voir chez Plutarque , vie de Thémistocle j &d’autre parc dans le mot Latin morus 3 un mûrier, Le morum , une mûre , m estlong chez les Poètes : toutes conhdérations qui justifient l’érymologie qui faitde morus Sc morum une dénomination par antiphrase, Sc dont la racine est lemot Grec môro fou, sot, insensé.

Page 398,liv. 15 , chap. 30, note 30, premiere colonne. Pline dit qu’iln’étoit pas même permis d’allumer le feu des autels avec le laurier. 11 semblequ’on pourroitlui ooposer Plutarque, dans son Traité sur la lignification dumot Ei j où il dit qu’au Temple de Delphes on ne tait jamais parfum que delaurier 3 c’est-à-dire qu’on n’y brûle d’autre parfum que celui de laurier.

Page 408 , liv. 1 6, chap. 4, note r , ajoutez à la fin de cette note : C’est àcet emploi des feuilles du chêne dans la couronne civique , qu’Alciat fait allu-sion dans ces vers :

Grata Jovi est quercus , qui nos servatque sovetque :

.Servanti civem querna corona datur.

Page 4 1 z , ainsi que page 5 40 , liv. x 6 , chap. 3 4, notes 1, 7, 8 , & ailleurs,je donne plus volontiers au lierre le nom CJrec cistos que celui de cistos ,qui est plus usité. Mais, au reste , je fais voir, p. 346, livre 16, chapitre 34,note 2.4, que ces deux dictions font la même , Sc que non seulement les La-tins changeoient volontiers st en st, comme dans osta pour òsU ; mais mêmequ’à l’égard du mot en question les Grecs étoient sujets à employer indiffé-remment , ou la double st’, ou unes suivie d’u n t ; car c’est ainsi qu’ils don-noient quelquefois à l’autre cistos } arbrisseau différent du lierre, le nom dec ista ros, ce qui fait voir que Estas Sc cistos sont, dans l’origine, deux dictionssynonymes. J’avoue cependant que , pour éviter de confondre le lierre avec leci/lus , il vaut mieux l’appeller cistos que cistos.

Page 418 , liv. 16, chap. ; , note 3 : Un Souverain Pontife à l’Eglise}ajoute 3- : dans la personne de Jules II, connu auparavant fous le nom de Car-dinal de la Rovere. 11 fut élu au souverain Pontificat en 1303. C’est à ce blasonde Jules II que le Bembe fait une allusion très poétique Sc très heureuse dansles vers suivants, où il est à remarquer qu’il parle de la rovere , je veux dire duroute stemmatique de Paul II, fous le nom de quercus , par un choix d’expres-sion affez peu exact mais qui prêtoitplus à l’idée du Poète, Sc à l’éloge d’uaPape, que n’eût fait le mot robur :

Nunc ô nunc redit ad primos bona quercus honoresQuos habuit, mundi cùm tener orbis erat ;Quercus glande suâ quae quondam heroas alebat ,Cura Deûm quercus sancta , piumque nemus ;Dignaque Cecropiae pinguis cui sylva Minerva!Cedat, Si Herculeis populus Apta comis -,