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Tome sixieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XVII. IOJ

Quanc à la maniéré (Tenter en fente, elle est due au hasard,qui est aussi un grand maître, & de qui on tient peut-être un plusgrand nombre encore de connoistances. Or voici comme on Ta

31 maître d’arrêter Sc d’abattre. C’est » tre de rapprocher les uns des autres

„ ce qu’on appelle greffer à la pousse, »> à volonté.

3> quand cela se fait avant la S. Jean. » II y a des Savants qui ont cru que33 Si Ton attend le mois d’Aout ou » la circulation de la seve se fuioit

3> T automne pour enter en écusson, on » dans les plantes comme celle du

:3 nehâtepointcettegreffe.Onlalaisse » sang dans le corps des animaux par33 dormir ou agir faiblement, en con- » des canaux dans lesquels une mul-si servantia tête de Tarbre, pour ne » titude de soupapes ou de valvules3> Tabattre qu au printems prochain, » s’ouvrent en un sens pour laisser

„ lorsque la seves’éveillera Redonnera » passer la liqueur qui les pousse,

„ des marques de vie. C’est ce qu’on » mais se ferment dans un autre sens3) nomme greffer à œil dormant. Ces » pour en empêcher le retour. Il estsi deux greffes ne font toujours que la » difficile de disconvenir que la seve,3 tresse en cculson. Les saisons en » ne monte Sc ne descende : mais la33 font la différence. » réussite de la greffe en approche dé-

» 6 °. Une sixième maniéré de grès- » montre, ce me semble, qu’il n’y a„ fer, Sc qui ne peut s’exccuter que » point de valvules dans les conduits33 fur deux arbres voisins T un de Tau- » de la seve , puisque la seve coulesi tre, est de fendre une branche ou » sans obstacle dans cette greffe quisi un tronc d’arbre dont on est mécon- » est renversée. Les conduits de la, « tent , pour y faire entrer le bout » seve sont donc des vaisseaux capil-3i d’une bonne branche qui tienne » laites, c’est-à-dire , extrêmement« encore à sa tige , en couvrant la » fins, ou plutôt des fascines de Ion-ii plaie avec de la cire &du linge. On u gués fibres, par les interstices def-,i attend un tems raisonnable, jpour » quelles la seve monte en quelque« être sûr que les deux petites ecor- n sens qu’elles lui soient présentées,si ces font incorporées Sc n’en font -- Aussi voit-on qu’une branche desi plus qu’une. Alors on sevre la bonne n saule plantée par sa pointe prendii branche, c’est-à-dire qu’on la coupe, » racine, & que la seve y coule enti Sc qu’on la prive de la seve quelle » liberté. Que sait-on si ce n’est pasii tiroit de fa tige naturelle, pour la » entre les filets, que la seve va Sc» laisser vivre de ce quelle tire du n vient, plutôt que par des tuyauxi3 sujet sur lequel elle est entée. On n creux ?

si retranche tout le bois de celui- ci » La greffe en approche se peutii pour tirer une nouvelle tête de la n encore exécuter de deux ou trois» branche greffée. C’est ce qu’on ap- » autres façons. Au lieu d’insérer leii pelle greffer en approche. Cette mé- n bout d’une branche dans la fentesi thode n’est guere en usage que pour » d’une autre, on peut les unir ens» les arbres encaissés, qu’on est mat- » rapprochant exactement deux pe-

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