IO 6 NATURALIS HISTOR1JE LIB. XVII.
munimento cingens, quo minus putrescerent sudes, limensubdidit ex edera. At illae vivaci morsu apprehensae, suam
„ rites plaies ou entailles parfaitement„ semblables , qu’on aura faites à» deux branches choisies. On peut les» fairecrorferl’une fur l’autre.Òn peut„ coller le bout de Tune fur celui de-, l'autre, après les avoir raillées pour„ être appliquées ou emboîtées Tune-, fur l’autre. Il n'importe de quelle-, maniéré on les unisse , pourvu que», l’intérieur de l’écorce de la greffe-, touche l’intérieur de l’écorce du-, sujet greffé. Lorsque l’union de ces», deux fines écorces fera faire, la seve,», gonflant les vaifleaux de l’écorce», extérieure, en formera un bourrelet», qui couvrira insensiblement route-, la plaie. C'est alors qu’on pourra», séparer la bonne branche de son», tronc naturel. II y a cet avantage à», la greffe en approche, que le rameau», greffé Le la greffe même contribuent,, également, par le concours de leur-, seve, à la réussite de l’incorpora-», tion.
„ y*'. Les Allemands & les Anglois», ont commencé à faire usage d’une-, méthode qui n’a pas encore pris fa--, veur parmi nous. £ile consiste à en--, ter une belle branche de bon fruit», fur un tronçon de racines. On choi--, sic une des grosses racines d’un arbre*> qui ait de la conformité avec la na--, cure de ce qu’on y veut greffer. On» coupe cette racine en plusieurs mor-», ceaux , fur chacun defquels on met» une greffe selon quelques-unes desopérations précédentes. Quand unarbre est vigoureux, rien n’empcchede lui ôter une grosse racine, quipeut fournir tout d’un coup vingt
,, ou trente sujets : si la pratique do», greffer fur racines étoit suffisant -,» ment éprouvée ôc d’un succès cer-» tain , on pourroit, en la suivant,>, planter tout d’abord la racine & la,, greffe dans l’endroit même ou l’ar-», bre doit demeurer ; aulieu que dans,, les opérations précédentes, enter>, transplanter sont presque toujours>, deux choses séparées par de longs,» intervalles.
„8". On peut enfin greffer un arbre,» fur lui-même, selon quelques-unes», des méthodes rapportées : & après>, avoir enté fur son tronc une de ses,» propresbrancheSjOn peut encoreen-» ter fur cette branche un des rejets,» qu’elle aura poussés. Le fruit, dit-,» on, en deviendra plus fin & plus>, délicat. Mais d’habiles jardiniers», soutiennent que ce fait est faux.
», 11 ne suffit pas de savoir greffer ,>, ni de savoir quelle est de toutes ces>, méthodes celle qui convient à cha->, que plante. L’article important dans» cet art est de savoir sur quel sujet,» chaque efpeceveut être greffée. On„ peut rappelles le tout à des princi->, pes fort simples.
,, Les poiriers se greffent , ou sur>, sauvageon, ou sut coignaísier. Les>, poiriers qu’on destine à. venir enr» plein vent, doivent être greffés fur
le sauvageon , qui fait une tige vi-'» goitreuse, & qui, perçant fort avant, dans les terres les plus arides, met» ses racines hors d’infulte & hors de» prise à la sécheresse. Les jardiniers, donnent au sauvageon du poirier le» nom àç franc j 8c disent greffer sur