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Tome sixieme.
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histoire NATURELLE, LI V. XVII. I I 5

qu’ils ne mettoient dans la moelle qu’une feule greffe, parcequ’ellene pouvoir pas en porter davantage. On trouva par la fuite unefaçon plus subtile d’enter en fente ; & on mit jusqu a fix (7) greffesfur un seul tronc, parcequ’on fe flatta que le grand nombre pour-roit suppléer à celles qui viendroient à mourir. Or pour exécutercette opération, on fend doucement par le milieu le tronc fur

»» bout de la taille jusqu’à l’autre, 8 c*» leur laisser ainsi palier les deux se-?» ves : au bout d’un mois ou six se-nt maines, si vous voyez que le bois»» grossisse , & que le chanvre l’inconi-», mode , vous le couperez fur le sau-», vageau, en tirant un seul trait de»» couteau, comme j’ai ditál’ccusson.

». Au commencement de l’hiver,» faudra couper ou sevrer le franc de»» sa mere, & rogner le haut du sau-» vageau à deux pouces près de fa». greffe ; par ainsi ces deux brins ne». faisant qu un corps, le franc pren-». dra la nourriture du sauvageau :». vous couvrirez les plaies de l’un 8 c». de l’autre avec la cire que je vousj» enseignerai ci-après.

» Vous ne jetterez pas au feu les»» branches que vous aurez ôtées des»» coignaífiers qu’aurez greffés en fen-*> te j car vous en pourrez faire de la« bouture, qui, dès la premiere an-»> née, prendra racine , & fera mise»» en pepiniere pour être greffée en»» son tems : ce que vous émondrez»7 de vos coignalliers durant l’hiver ,» fera ausli planté en bouture.

" Les branches de pommier de pa-»7 radis, que l’on appelle fichets, re-»» prennent auffi de bouture.

». Pour planter toute forte de bou-* ture, vous ferez un petit rayon ,*> comme j’ai dit en la pepiniere ( qui» est de la hauteur 8 c largeur du fer

d’une bêche) ; puis l’ayant bienépluchée de petites branches , 8 ctaillée par le gros bout en forme depied de biche, c’est-à-dire à deuxcoups de couteau, en appointant ,vous la coucherez au fond devotre rayon , la plaçant fort près7» à près , d’autant qu’il en meurt7» beaucoup, 8 c ferez sortir le petit». bout d’en haut, puis remplirez le». rayon , & le marcherez plusieurs». fois, en pressant la bouture & la»7 pilant fort, autrement elle pren-»7 droit de levent: & quand vous la». labourerez, ce ne fera qu’avec la»» binette ; il suffira que l’on empêche»» l’herbe de l’étouffer.

»» Vous rognerez votre bouture». toute d’une hauteur, à trois doigts77 près de terre, 8 c ce, quand vous ver-». rez que la seve commencera à s’é-». mouvoir, faisant verdir les bour-77 geons de votre bouture, laquelle ne>» pouste jamais si-tôt que le plant en» racine >.

De ces deux Mémoires sur la greffe,l’un est composé par un spéculateur cé-lébré , l’autre par un habile praticienagricole. Le Lecteur peut encore con-sulter , sur la même matière , la A 7 oa*velle Maison Rustique , tome i, p. 5 5 ,67, 146, 147 , i 4 ?,lZZ, M?» 158,

1 59 » “ 4 . 33 &c. ;

(7) C’est ce qui s’appelle enter encouronne. Voyez, fur cette méthode ,

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