histoire naturelle, LIV. XVII. IIJ
un mélange d’argille & de paille, & de les cimenter ainsi par-clefí'us l’écorce dont on les munit ; & que c’est assez que lesentes aient deux doigts de hauteur au dessus de l’enduit &c de laligature.
Ceux qui attendent le príntems pour enter, fe trouvent ordi-nairement pressés, parcequ’alors tous les arbres bourgeonnent,excepté (31) l’olivier, arbre très paresseux à pousser ses bourgeons,qui n ont pas fous l’écorce beaucoup de feve, dont la trop grandeabondance est préjudiciable aux entes. Mais il ne faut pas différerd’enter les grenadiers (31) & les figuiers, quoique ces arbres soientd’ailleurs assez secs. Quant aux poiriers, on peut (33) les entermême quand ils font en fleur, & jusques dans le mois de Mai.Si l’on veut transporter loin les greffes des pommiers, le meilleurmoyen, à ce que l’on prétend, pour quelles conservent leur feve,c’est de les ficher dans des raves : & si l’on veut les garder quel-que tems dans un même lieu , il faut les mettre auprès d’unruisseau ou d’un étang, entre deux tuiles creuses, que l’on aurafoin de bien boucher de chaque côté avec de la terre.
De la maniéré d'enter la vigne.
Les marcottes de vigne fe gardent très bien dans (1) des fossesfeches, si, après les avoir couvertes de paille, on jette force terredestus, fans néanmoins que leurs sommités soient cachées.
note cinquième du chapitre suivant.
(31) Cette même exception est arti-culée parThéophraste , de Causis , cha-pitre 6 , p. 205 : Sed & atteris parumtemporis datum prmterea ejì , quia ger-men celeriter exit. Olea plus temporisdatum est t cum diutius suos parturiatoculos .
(32) rhcophraste , ibid. Sed succiquoque & humoris eorum modum obser-
vari quemdam oportet. Qua de causavitem aliquot ante diebuspr&secant utlacryma effluat, neque putrescat , nequevermiculetur. Punicam , & ficum , qua-que hisscciorasunt , protinus insereresolent.
(33) Confirmé par Palladios, in Fe-bruar. tit. 2 5.
( 1 ) Ceci paroît emprunté de Cohi-meiie , liv. 4, chap. 251, p. 138.