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Tome sixieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XVII. l6z

de cette derniere forme. II y en a dune troisième forte qui n’ont

point de talon : elles fe nomment fléchés (x i), si on les tord en lesDlantanr- Rr w ui S cous , u on ne ies tord

point. Le même sarment peut fournir plusieurs marcottes de cettederniere efpece. Si l’on plante les drageons qui sortent du tronc,ils ne produiront rien (x z) ; ainsi il ne faut employer pour mar-cottes que des branches fécondes (14). Celles qui ont les nœudséloignés l’un de l’autre, font regardées comme stériles; mais laquantité de bourgeons est un signe de fertilité. Quelques-unsveulent qu’on ne plante que des branches qui aient fleuri. Lesmarcottes que l’on tord, ne font guere ( 1 y ) bonnes, parcequ’ellesfe rompent aisément quand on les transplante. Une marcotte doitavoir au moins un pied (16) de long, avec cinq ou six nœuds.Celles qui ont moins de trois bourgeons, ne peuvent (17) avoircette longueur. II est très avantageux de planter les marcottesdès le jour même qu’on les a coupées : mais si l’on est obligé d’at-tendre considérablement, il faudra les conserver de la même façonque nous avons recommandée (18) pour les greffes des pommiers,

vA probabili parte vitis enatos ,st fruc-tum non tulissent.

(15) Auffi l’usage en est-il blâmé parColutnelle. Consultons cer Auteur,liv. ; , chap. 18 , p. 118 : Vitiosa ejlJulii Attici satio , qua contortis capiti-bus malleolum recipit : ejusque rei vi-tandi, non una ratio est : primum , quodnulla stirps ante quam deponatur , ve-xata & infracla , melius provenit ,quàm qui integra & inviolata fine inju-ria deposita est : deinde quidquid recur-vum. A la fuite de cette phrase deColutnelle , le Pere Hardouin cite desurcroît cette autre phrase du mêmeAuteur, ibid. chap. 10 , p. 105 : Ma-jores nostri pampinarium & sagittamvelat inutiles ad deponendum prudentis-

strne damnaverunt. Mais cette secondecitation porte à faux, puisque, parsagitta, Colutnelle entend toute au-tre chose que ce qu’entend notre Pli-ne , comme on l’a pu voir ci-deiïus ,note 11.

(1 6) Conforme â Colutnelle, 1 . 3 ,chap. î 9, p. 1 20 ; & liv. des Arbres,chap. z.

(17) Colutnelle, ibid.

(18) Sur la fin du chapitre 14. Aureste, ceci est encore puisé chez Colu-melle, liv. 3 , chap. 19 : Super citeraillud quoque five viviradicem .five mal-leolum serentem pnmoneo , ne seminaexarescant , immodicum veritum solem-que vitare , qui uterque non incommodearcetur objeilu vestis , &c.

X ij