HISTOIRE NATURELLE, LIV. XVII. 1 I j*
maladies ne font jamais mortelles, Le qu’ils n ont à craindre quela grêle , lorsqu’ils bourgeonnent, ou qu’ils fleurissent. On ditaussi qu’une grande chaleur, ou un vent froid qui survient à con-tre - tems , les deífeche ; car le froid qui vient dans la saisonpropre, loin de leur être préjudiciable, leur eít avantageux (4),comme nous l’avons fait voir ci-dessus (j). Mais quoi; dira-on,ne voyons-nous pas les vignes périr par la gelée quand l’hiver est:trop violent ? J’èn tombe d’accord : mais cela vient de la fautedu terroir ; car la vigne ne gele jamais que dans un terroir froid.Ainsi nous approuvons la froidure de l’hiver, & non pas celle duterroir. D’ailleurs, ce ne íont pas les plus petits arbres qui risquentpar la gelée, mais les plus grands; Le c’estleur cime qui en foudrela premiere, parceque la feve, arrêtée par le froid, n’a pu pénétrersi haut.
II y a des maladies qui font communes à tous les arbres, &d’autres qui font particulières à certains genres. Les maladiescommunes font (6) les vers, les mauvaises influences (7), & lemalaise de certaines parties ; car ces noms, ainsi que plusieurs au-tres , qui, proprement, désignent des maladies humaines, font appli-cables à celles des arbres. Nous disons donc que les arbres fontmutilés ; qu’ils ont les yeux ( ou bourgeons ) bridés ; qu’ils fontast'amés , ou qu’ils ont des crudités par surabondance d’humeur.Quelques-uns font malades de trop de graisse : c’est une maladiea laquelle font sujets les arbres résineux; même lorsque cettegraisse passe jusques dans les racines, ils en meurent, à l’exempledes animaux qui meurent de gras-tondu. Quelquefois austi la pesteattaque certains genres d’arbres, de même que parmi les hommeselle attaque, tantôt les esclaves, tantôt les habitants des villes, tantôtles gens de la campagne.
Certains arbres font plus ou moins sujets aux vers que les autres;mais presque tous y font sujets : Le les oiseaux ^8) reconnoissent
fuirez auíìî ce même Aureur Grec, (8) Principalement le pivert, com-Hijl, Plant. liv. 4, chap. 16. me on L’a observé au liv. 1 o.