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Tome sixieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I V. XVII. 2x9

leur écorce tout à Tentour, on les fait mourir : il n’y a d’excep-tion à cette réglé que le (7 3 ) liege, à qui ce dépouillement esc mêmeprofitable ; car lorsque son écorce est trop épaisse, elle le serre stsort qu elle l’étousse. L’arbre appellé adrachnê (74) supporte aussi laprivation de son écorce, pourvu toutefois que son bois ne foiepoint entamé. Le cerisier (75), le tilleul, 6 c même la vigne, pro-duisent une certaine écorce superficielle qui ne touche pas immé-diatement le bois, qui n’est pas une écorce vive, 6 c qui est pousséeen dehors par une autre écorce qui se forme dessous. II y a desarbres qui ont l’écorce naturellement pleine de crevasses, commele platane (7 6). Celle du tilleul revient, mais non pas entièrement.Quand il reste à des arbres un endroit dénué d’écorce, on le rem-plit (77) avec de l’argille ou du fumier qu on y applique; 6 c celasert quelquefois, pourvu (78) qu’il ne survienne ensuite une froi-dure, ou une chaleur trop violente. II y a certains arbres, commele chêne-roure (79) 6 c le quercus , que ce remede fait vivre pluslong-tems. La sáison de Tannée est ici dune grande conséquence.Par exemple, si Ton écorce le pin (80) 6 c le sapin lorsque le so-leil est dans (81) le ligne du Taureau, ou dans celui des Gé-meaux , ils meurent incontinent ; au lieu que si on les écorce enhiver, ils durent davantage. II en est de même du quercus , duroute, 6 c àcYilex (82). Que si (8 3) Ton n’enleve qu’un peu d’écorce,les arbres dont nous venons de parler n en souffrent point de dom-mage : mais si (84) les arbres íont foibles, 6 c qu ils soient dans une

soit dic sans préjudice de Tadmirationsi légitimement due, à tant d’autres ti-tres , à ce grand homme.

(S 1) Pline continue de copier Théo-phraste , Hift. Plant. liv. ; , chap. 6 ,rendant au surplus les expressions li-turgiques ( ou relatives aux fêtes Grec-ques) dont s’est servi cet Auteur, pardes expressions cosmiques qui étoienten usage parmi les Latins, & que nousavons adoptées.

(82) Théophraste, Hift. Plant . 1 . 4,chap. t 8 , ne parle ici que du prinos ,& du dry s. On veut que chcz lui pri-nos réponde à Yilex des Latins , c’est-à-dire à notre yeuse ou chêne verd 3 &le drys au robur des mêmes Latins ,c’est-à-dire à notre route. Voyez lanote 80.

(83) Ceci est encore tiré de Théo-phraste , Hift. Plant. liv. 4, chap. 18.

(84; Théophraste, ib id.

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