histoire NATURELLE, LIV. XVIII. 281
que lorsqu’il fie présent à divers Princes Africains des Biblio-thèques trouvées à Carthage après la ruine de cette ville , ilréserva uniquement les vingt-huit (50) livres de Magon, &jVou- .lut qu’ils íustént traduits en Latin, quoiqu’alors Çaton ■ eût. déjapublié ses préceptes d’agriculture. On chargea de cette traduc-tion des personnes bien versées dans la langue (51) Punique , 8 cprincipalement Decimus ( 5 z) Silanus , issu d’une des plus illus-tres familles de Rome. En outre, un grand nombre d’autres Sa-vants ont écrit fur cette même matière ; témoins ceux de l'auto-rité defquels nous nous étayons (53), 8 c que nous citons volon-tiers dans le cours de ce livre; 8 c notamment Marcus (54) Var-ron , qui, à l’âge de quatre-vingt-un ans (55), publia son ouvragesur l’agriculture.
De l' ancienne maniéré de labourer. 1
Les Romains furent long-tems fans avoir de vignes, ne s’é-tant d’abord attachés qu’au plus nécessaire, c’est-à-dire à la cul-ture des grains & des légumes. C’est de quoi nous allons traitersolidement, en recherchant, selon notre coutume , avec tout lesoin possible, les inventions anciennes 8 c modernes : 8 c nous tâ-cherons en même teins de découvrir la cause de chaque prati-que , 8 c d’expliquer en quoi elle consiste. Nous parlerons aussides astres, des signes terrestres qui les annoncent 8 c démontrentleur influence ; ce qui nous paroît d’autant plus nécessaire, que
8c non pas Sapientes vero compluresquos sequentes , comme lit le P. Har-douin. Le second manuscrit Royalporte aussi quos sequeremur.
(54) Je lis au texte Latin , avec lesmanuscrits & les plus anciennes édi-tions : Nominando Marcum Varro-nem 3 & non nominando Marco Var-
Tome VI.
rone3 comme a lu le Pere Hardouin.
(5 )) Le premier manuscrit Ambro-sien porte septuagesimum primum; maisc’est une faute de copiste. Voyez Var-ron lui-même , de re ruft. liv. 1 , cha-pitre 1. Ce mème premier manuscritAmbrosien porte annum gerens 3 aulieu de annum agens ; variante peu es-sentielle.
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