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HISTOIRE N A T U R E L L E , L I V. XV I I I. 29I
le lever du soleil, selon la remarque d’Homere (7). Si le climatest chaud, la métairie doit (8) regarder le nord; s’il est froid; lemidi; s’il est tempéré, le levant équinoxial. Quant aux marques-par lesquelles on juge de la bonté d’un fonds, quoique nous enayons peut-étre dé j a traité suffisamment (9) lorsque nous avonsexaminé quels font les meilleurs terroirs, nous ne laisserons pasd’en rapporter encore ici quelques-unes, que nous tirerons prin-cipalement de Caton (10). Ainíì, lorsque dans une terre-on verrade l’ïeblç ( 11 ), ou du prunier, sauvage, ou des ronces -, ou de petites-bulbes (ì'r), ou du trefle, ou du gramen (13), ou du chêne, ou dupoirier sauvage, ou du pommier sauvage, on pourra juger quelleest bonne à produire du bled. II en est de même de la terre nuire,& de la cendrée. La terre mêlée de craie ou de sable brûle le bled, àmoins que la craie ne soit extrêmement maigre, & le sable trèsfin; & ce principe est d’une application beaucoup plus vraie encoredans les plaines que fur les coteaux (14).
» Timmense variété de la contexture» de la terre, plus ou moins propre à»* recevoir la matière universelle fé-» coudante, telle qu’elle soit, à un» certain nombre de genres fixes , ai-*» sés à distinguer. On 11’apperçoitclai-„ rement que les deux extrêmes, c’est-» à-dire la composition apparente des»» terres incapables de retenir le nitre« universel, & de celles qui le retien-» nent avec excès. Les terres qui ne» contiennent que du fable ôc desm pierres, font l’un de ces extrêmes ;,, celles qu’on appelle vulgairement>î limon lieuses, font Tautre extrême :» le premier est fans remede ; il estm aise d’en apporter au second : c’estm le même défaut que celui des terresd’Egypte, après les débordements» du Nti ; on est obligé d’y mettre du» fable pour les rendre fertiles. Ce re-« mede a été proposé de nos jours
comme une découverte ; mais mal-heureusement nous manquons deterres fur lesquelles on puisse rap-pliquer.
- Le laboureur fera presque tou-jours réduit à juger qu’une terre estplus ou moins fertile qu’une autrepar la feule comparaison de ses pro-ductions : celles de la plus fertilefont toujours, & plus vigoureuses ,& plus abondantes que celles d’uneterre moins fertile.
» On ne connoît point de causespécifique de la fécondité : l’air, lespluies , la chaleur du soleil y con-tribuent ; mais ils n’en font pointla feule source : leurs influences nefertilisent jamais une terre naturel-lement stérile; elles ne produisent1 point un effet égal sur toutes sortes> de terres : les moissons font plusj abondances dans Tune que aan$