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Tome sixieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I V. XVIII. 3 IJ

l’orge (49), au contraire, est à nud, comme sarinque (50), & sur-tout Tavoine (s l). La tige du froment est plus haute que cellede forge. Les barbes de forge font plus mordicantes. On bat furl’aire le froment ordinaire, le bled blanc ou sûigo (5a), Sc forge :Sc âpres qu’ils font bien nets, on les moud tels qu on les feme,c’est-à-dire fans (55) être chauffés au four. Au contraire, il estindispensable de dessécher au four le far , le millet Sc le panis,quand on veut les nettoyer. Mais pour être semés, ils doiventavoir leurs enveloppes ; aussi les feme-t-on fans les faire passer aufour pour les dessécher.

De tous ces bleds, le plus léger c’est forge ; Sc rarement il pefequinze livres le boisseau (54). Les feves en pefent rarement vingt-deux. Le far est plus pesant, Sc le froment ordinaire encore davan-tage. En Egypte on fe fert de f olyra (5 5) pour faire du gruau (s6),Sc on fy regarde comme une troisième forte de bled. Les Gauloisont un far qui leur est particulier; ils l'appellent brace (57) -. c’est

il dit que, selon le témoignage d’Ho-mere , on en donnoit aux chevaux, ily a apparence que les olyres dont parleHomere au liv. 5 , v. 1 95 , 11’ont riende commun avec Yarinca ; mais quec’est le h ri leukôn ( une sorte de grainblanc) du même vers auquel X arme afe rapporte , Sc que c’est; pat inadver-teneeque Pline a écrit, en parlant desarinque: Hœc ejl enim quam Homerusolyram vocat. Je reprendrai cette ques-tion au chap. 8.

(5 6 ) C’est le sens de far en cet en-droit j car ce mot ne signifie pas tou-jours strictement une forte de grain,mais s’emploie quelquefois pour unapprêt -, pour une nourriture faiteavec du grain. Voyez des exemples decette seconde acception chez Palla-dius , liv. 1 , rit. 29 ; Sc chez Aetius,discours 9 , chap. 45, p. 124.

(57) Tous les manuscrits portentou paroissien t porter b race m ; aucun ne

porte brancem ; leçon corrompue, in-troduite par les Editeurs. Je soup-çonne , au reste, qu’il saur lire bro-cem ; car nous voyons , par le témoi-gnage de Pline , que les Latins tra-diiisoient le mot Gaulois en questionpar sandala , ou, comme d’autres li-sent ,sandalum ou sandalium _, c’est-à-dire une sorte de pantoufle, ou autrechaussure. Ot en supposant que le motGaulois dont nous sommes en doutefût brok , nous le retrouverions pres-que sans altération dans le rocken desAllemands , qui donnent ce nom derocken au seigle , dune part, selonAdrien Junius 5 Sc de l'autre an bledblanc, ou sûigo , en Espagnol tri gocandial: sur quoi il est à observer quela sorte d tsar dont Pline traite ici n’estautre, de l’aveu de tous les Critiques,que le bled blanc du Dauphine. Voyez ,fur ce bled , Nicolas C ho rie r, Hijloiredu Dauphine 3 liv. 1 , p. 54« IlmsR r ij