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Tome sixieme.
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histoire naturelle, LIV. XVIII. ZLZ

neiges. Ce bled (70), dis-je, non feulement dans Ia Thrace ,mais encore dans plusieurs autres contrées, fe moissonne vers letroisième (71) mois depuis qu’il a été semé. C’est un fromentconnu dans toutes les Alpes ; & il n’y en a point qui réussissemieux dans les pays froids. II ne jette jamais qu’une tige, & onne le terne qu’en des terres légeres. II y a aussi près du montyEnus (72.) de Thrace un froment de deux mois, qui mûrirquarante jours après avoir été semé j &, ce qu’il y a de surpre-nant , c’est qu’il n’y a aucun froment plus pesant que celui-là :ajoutez qu’il ne rend point de son. Les montagnards de Sicile,d’Akhaïe , & des environs de Caryste , dans l’iste d’Eubée, en fontusage. Ainsi Columelle fe trompe lorfqu’il dit (73) qu’il n’y apoint de froment qui soit proprement de trois mois, puifqu’onen connoît de tel depuis nombre de siécles. Les Grecs le nommentsetanion (74). On raconte que dans la Bactriane il y a desfroments dont un seul grain est aussi gros qu’un (75) épi desnôtres.

Je marquerai les jours auxquels on doit semer les bleds lorsquej’aurai achevé le tableau de chaque genre. Le premier bled quel’onfeme, c’est forge. Les Indiens en ont de deux fortes -, savoir,de forge qui fe feme; &, en outre, de forge sauvage dont ilsfont le meilleur painqu’ils aient (j 6 ), & du gruau. Le riz est leurgrain favori ; & ils en font (77) aussi une forte de gruau, telle

Hardouin, ex quopanis apud eos pr&- -cipuus 3 & alica. On lisoit auparavantItalicá maxime quidem ory^â gaudent 3&c. Dalechamp proposoit de lire :Oryyâ quidem maxime 3 ut Itali , gau-dent. La leçon adoptée par le PereHardouin, & que j’ai cru devoir sui-vre , a pour garant Theophraste , Hijl.Plant. Iiv. 4, ch. 5. On lit chez cetAuteur : EJì & hordeum & triticum ; &genus quoddam hordei fylvejlris 3 exquo panis pr&cipuá, suavitatis, & alica

(77) Maxime quidem oryzamserunt 3smilem ^ea : tanquam alica penfitur 3&c. Theophraste , ibid. Nous avons vu.aussi au liv. 15, chap. 7 , que les In-diens tirent du riz une forte d’huile.Quant à la ptisana 3 voici ce qu’en ditM. Desplaces : » Ptisana 3 forte d’ali-» ment des Anciens fait avec diste-» rents grains dont on enlevoit l’é-» corce. La ptisane proprement diter> ne se faisoit qu’avec de forge , Sc» ressiembloit à peu près à ce que-- nous nommons orge mondé j ce

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