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Tome sixieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I V. XVIII. 337

apupiz ], c’est-à-dire la terre qui nous donne U zea , & non pas laterre qui nous donne la vie, comme interprètent ceux qui fontvenir -^ea de \ôê ì la vie, ou de \ên , vivre. On fait ausli de l’ami-don d’épeautre, & l’on n’en fait point de différence d’avec celuidont j’ai parlé précédemment ( 1 o), si ce n’est que celui d’épeautreest plus grossier.

Le far est le plus dur de tous les froments, & résiste le mieuxaux rigueurs des hivers : aussi s’accommode-t-il des lieux froids &mal labourés, de même que des lieux chauds (11) S c secs. II aété la premiere nourriture des anciens Latins, comme on le voitclairement par les présents que le peuple en faifoit, & qui étoientappellés adorea y du nom de ce bled , ainsi que nous savonsremarqué plus haut. On voit pareillement que les Romains ontlong-tems vécu de bouillie (iz) , fans user de pain; car c’est lemot puis 3 bouillie , qui a produit le mot pulmentarium , par le-quel on désigne encore aujourd’hui tout ce qui (13) fe mange avecJe pain. Ennius , très ancien Poète, voulant exprimer la famined’une ville qui avoir soutenu un long íiege, dit que les peresôtoient une bouchée de bouillie (14) à. leurs enfants qui crioientla faim. Encore aujourd’hui les sacrifices qui fe font à l’anciennem arriéré, & ceux du jour natal, consistent à offrir ( 14*) de la

(j o) Dans ce même chapitre, deuxsections plus haut.

(11) Je lis sjluofos avec tous lesEditeurs, encore que les manuscritsportent aftivosos .

(12) Valere Maxime, liv. 2 , ch. 5 :Erant majores nojìri adeo continentit,intenti , ut frequenûor apud eos pultisusus y quàm panis effet. On lit auíTichez Juvénal, Satyre 14:

Grandesfumabant puitibus oïl®.

(13) J’ai suivi l’interprétation duPere Hardouin, de laquelle on peutvoir la justification chez lui-même.

Tome VI.

Cependant Varron , liv. 4 ( de Ling.Lat .) , semble confondre le puis avecle pulmentarium.

(14) Offa antiquis glomerata puls ,écrit Festus.

(14*) Par la fuite on répandit lesang des victimes dans ces mêmes sa-crifices ; ce qui étoit déja en usage dutems d’Horace :

Ara castis

Vincta verbenw avet immolatoSpargier agno.

Hor. L 4 » Ode 10 , fur UjcnrnAtalde Meccrte*

Ecoutons austi Lampride , Vie d’Ale-xandre Severe : Cum ejus natalem aruf-

Vv