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Tome sixieme.
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^6 NATURALIS HISTORIAL LIB. XVIII.

clara, ut inox docebimus : propter quam Homerus ÇúJtopoçà'p« p * dixit : non ut aliqui arbitrantur, quoniam vitam do-naret. Amylum quoque ex ea sit, priore crassius. Haec soladifferentia est.

Ex omni renere durissimum far, Se contra hyemes sir-jq-iifìimum. Patitur frigidissimos locos, & minus fubaâos ,vel aestuosos, sitientesque. Primus antiquis Latio cibus,maomo argumento m adoreae donis, sic uti diximus. 1 ulteautem, non pane, vixisse longo tempore Romanos mani-festum, quoniam inde & pulmentaria hodieque dicuntur.Et Ennius antiquissimus vates obsidionis famem expri-mens , ostam eripuisse plorantibus liberis patres commemo-rat. Et hodie sacra prisca, atque natalium, pulte fritilla

ou dor j qui, comme je l’ai dic, ex-prime un produit , ou ce qui produit.Z ei- dore sera donc une ancienne epi-thete mystique donnée à la terre parles Thraces ou autres peuples Celto-Germaniques, 6c relative à cette vieilletradition : Que la terre aujourd’hui ha-bitable étoit un produit ou une conccjjlonde la mer. Cette opinion étoit spécia-lement celle d’Orphée , qui, dans sonHymne à Ncrée,- vers 4, appelle ceDieu des mers le principe de touteschoses , kpyj ccrrút^i’. Homere lui-mê-me, bien avant Tnalès, avoir adoptéce dogme Thracien , consigné dansles Hymnes d’Qrpliée : il considé-rait, dis-je, la terre comme le produitde 1 océan , & s’ctoit ccrié , dans unvers que Stobée nous a transmis :

Çlilítivóç t oTTrtp ytytsiç '7rxv'ìíT<ri T-rudlat,Et ranri.]ue Oréan , pere de la Nature»

Ce Poète donne auíîi ailleurs, pour

origine à toutes choses , premièrementPeau , & en second lieu la terre :

A A à’ hpííit fj-h 'Tttées liSap ko} sala yíva&í,Omnibus est «enim nobis aqua , tetraque orígo.

Probus in Vìrg* Edog. 6.

Si donc dans l ’Iliade il donne àla terre l’épithete de \eidore , il y aapparence que c’est une vieille épi-thète mystique , signifiant produit oudon de la mer , & qu’Homere avoittrouvé cette expression barbare , con-sacrée par quelque ancienne HymneThracienne. Ce qui m’invite le plus àle penser , c’est qu’Homere ne faitnulle part mention du %ea ou épeau-tre , au moins fous ce nom de ^ea ;ceux même qui prétendent, fans au-cun fondement, qu’il en ait fait men-tion , conviennent qu’il n’en a parléque fous le nom d ’olyre , en quoi mê-me j’ai fait voir plus haut que Didyme& d’autres Critiques se sont trompés.Voyez la note 5 du chap. 8 , & la note55 duc. 7.Voy.auílila note i }, c. io.

âpapot,