histoire naturelle, L IV. XVIII. 345
vingt-deux livres de pain j &: un boisseau de farine blanche, centdix-lept. Lorsque les vivres ne font ni trop chers, ni à trop bonmarché, cette farine blanche vaut quarante as (j) le boisseau; la,fleur de farine de froment blutée, huit. as (6) de plus; & la fleurde farine de filigo , aussi blutée, quatre-vingts as (7). Du temsde Lucius Poilus (8), voici comment on distinguoit les degrés debonté dans la fleur de farine (9) de froment: il y en avoir uneíorte qui rendoit dix-fept livres de pain par boisseau; une autre (9*)qui en rendoit dix-huit ; & une troisième qui rendoit dix-neuflivres & quatre onces, fans compter deux livres &: demie de pairibis blanc, autant de pain bis noir, & six fetiers de son.
Le filigo (10) ne mûrit jamais tout à la fois ; c’est à quoi íîfaut bien prendre garde ; car ce bled est si tendre , que dès qu’ilest mûr, il tombe de l’épi. II faut donc le moissonner, fans délai,à mesure qu’il mûrit. Mais tant qu’il est fur pied, il craint moinsla nielle que les autres froments, parcequ’il a toujours son épidroit,. &c qu’ainsi il ne retient pas la rosée qui cause aux autresbleds cette maladie.
On fait de très bon pain d’arinque (11). Ce bled est plus épaisque le far (iz) : il a aussi l’épi plus gros &: plus pesant. Un bois-seau de son grain pefe ordinairement seize livres. Celui de Grecese bat difficilement : c’est pourquoi on le donne aux chevaux, félonle rapport d’Homere ; car c’est le bled qu’on appelle olyra (13}»
(15) J’ai fait voir au chapitre 7 ,note 5 3 , & au chap. 8 , note 1 , qu’ilseroit à propos de lire ici chez Pline :H<tc est enim quam crÎ leukon vocat?& non pas quam olyram vocat. Quoiqu’il en soir, le passage en question estcelui-ci, Iliade , liv. 5, v. 195 :
TìapeC Je <rçtv íxsír té* J'íÇuytç Îtjto*
Eç-sTs-jv xfi Kioy.ov íCífirió^svoí xetì oxCp&ç,
C’est-à-dire à la lettre :
Apud autem ipsos unicuique bijuges equt'
Stant krî album comedentes, & o!yra$.
On lit a usti tout à la fin du liv. 18 de
point dans les manuscrits, fans doutepar la faute des copistes. C’est une res-titution forcée, à dont le mot tertia( qui suit , Sc qu’offrent les manu-scrits) fait voir la nécessité.
(10) C’est une des fortes de bledsblancs. Voyez les notes 1,1 & 14du chap.8.
(t t) Nous avons dé j a traité de1 arinca , chap. 7 , note 5 3 , & eh. 8 ,note 1.
(iz) Nous avons traité du far 3note 1» chap.. 8..