Band 
Tome sixieme.
Seite
350
JPEG-Download
 

3 5° naturalis historia lib. XVIII.

autem , qua: evalluntur, variam ptisturarum rationem ha-bent. Acus vocatur, cum per se ptisitur spica, tantum auri-ficum aci usus. Si verò in area teritur cum stipula, palea,ut majore in terrarum parte, ad pabula jumentorum. Milii,& panici, & sesama: purgamenta apludam Vocant, & alibialiis nominibus.

Milio Campania praccipuè gaudet, pultemque candi-dam ex eo facit. Fit & panis praedulcis. Sarmatarum quo-que gentes hac maxime pulte aluntur, & cruda etiam fa-rina, equino lacbe, vel sanguine è cruris venis admixto,â hio pes non aliam frugem quam milii hordeique ,novere.

Panico Ôc Gallia: quidem , praecipue Aquitania utitur.Sed & Circumpadana Italia addita faba, fine qua nihil

($7) Je iis ptisitur j & non pisitur.Voyez la note précédente.

(38) Cette paille, selon Pline, li-vre 3 3 , chap. 3 , échauffe plus vive-ment l’or que le bois d’érable , quipalfoit, à cet effet, pour le meilleur.

(39) C’est-à-dire ce qui reste aprèsavoir bluté ; ce qui ne sautoir plus lebluter. C’est un mot, comme on voir,composé d’une ancienne expressionCeltique latinisée , & de Va privatif.Aussi Aulu Celle, liv. 11 , observe-t-il que les Anciens appelloientu-^iWule son de froment. Par la suite ce mê-me mot apluda s’étendit abusivement,non feulement au son, mais encoreaux menues pailles.3 tellement qu’on,lir chez Festus : Apluda est genus mum-tifstma pales, frumenti , sive panici ,&c. Le Pere Hardouin, faute d’avoirsu saisir l'étymologie Celtique d 'aplu-da , Sc le rapport de ce mot avec nosexpressions bluter 8>C b lut eau , s’est vai-

nement mis l'esprit à la gêne pour ac-corder la définition d’Aulu-Gelle aveccelle de Festus. Je pense avoir donnéle mot de l’énigme.

(40) Le millet, en Hébreu, dochan ;en Grec, kenkhros ; en Italien, mi-glio , en Espagnol, mi j o ; en Alle-mand , hirst ■ en Danois, hirste; enSlawon, jagly , prosto ; en langue Ga-libiou Américaine , aouajst 3 ouastst.

(41) Columelle, liv. i, chap. 9,p. 5 G : Milium quoque , pultem cumlacie non fastidiendam prsbet. On adéja parlé de cette bouillie, chap. 7.Elien, Var. Hist. liv. 3, chap. 3 9 , pré-tend que les Satinâtes 8 c les Scythesde la Méoride font les premiers peu-ples qui se soient nourris de millet.

(4a) De 11 l’origine du mot gruau ;car il nous vient du Slawon krupki ,gruau : ot les Slawons appellent lssang kruïa , comme les Latins l’appel-

/