HISTOIRE NATURELLE, LIV. XVIII. 46I.
se conduire conflamment en homme qui doutoit de la justesse de son-propre calcul, puisqu’il en fit jusqu à trois différentes corrections-De tous les Auteurs ( 9 ) qui. ont écrit fur cette matière, & que.nous avons allégués au commencement de ce livre,il- s’en trouverarement deux qui soient de même sentiment. Cette variété estmoins surprenante, comme aussi plus excusable, chez ceux qui'écrivoient en des pays différents. Mais que dire de ceux qui,écrivant dans le même pays, n’ont pas laiíìé d’être partagés d’opi-nion’? En voici un exemple. Hésiode, dont il y a aussi un ouvrage (10)'sur le cours des astres, dit que les Pléiades se couchent le matindans le tems même de l’équinoxe d’automne. Thaïes (n) dit que cela-'arrive vingt-cinq jours après. Anaximandre en met vingt-neuf;»Euctémon (12.) quarante-huit..
Quant à nous, nous suivrons le calcul de César, ayant principa-lement égard à lTralie. Nous ne laisserons pas néanmoins de rap-porter les opinions étrangères , parceque notre objet n est pas detraiter d’un seul pays, mais de la Nature entiere. Seulement, pouréviter les longueurs, nous n’indiquerons que les pays où chaque opi-nion a lieu, fans faire mention des auteurs de ces assertions-: Lc-pour abréger encore davantage, les Lecteurs voudront bien se sou-venir que quand il est parlé de sAttique, il faut, sous ce nom,entendre aussi les Cyclades y que fous le nom de Macédoine, il fautentendre aussi la Magnésie &.la Thrace; sous le nom de l’Egypte,la Phénicie,, rifle, de Chypre &: la Cilicie j fous celui de la Béotie,.la Locride , la Phocide & les contrées voisines ; fous le nom de THel >îespont, la presqu’iste de Thrace &: le pays de terre ferme, jusqu’aumont Athos j fous le nom de. l’Ionie, l’Asie & les istes Asiatiques;,fous le nom du Péloponnefe, l'Achaïe Sc les contrées (13) adjacentesquelle a-à son couchant; fous le nom des Chaldéens, l'Assyrie &la Babylonie* II ne faudra pas s’étonner íi je ne parle ici ni de l'A-
mièr livre, & plus récemment dans.la (13) Telles que 1 ’Elide , l’Arcadie, 3Jnote .ix. du chapitre précédent,. la Meflénie.