histoire naturelle, liv. XVIII. 489
marqué par César comme un jour de pronostic, en agriculture. Levingt-cinq les Chevreaux se levent en Egypte. Le vingt-íix, le Ckiense cache le soir pour la Béotie & l’Attique : & le matin, la Lyre (60)se leve. Le vingt-sept Orion se cache entièrement pour l’Assyrie.Le vingt-neuf (6i) le Chien ne paroît plus. Le second de Mai,les Hyades se levent le matin (62.), selon le calcul de César : &le huit (65) du même mois on voit lever la Chevre, qui ameneordinairement de la pluie. Le même jour le Chien se cache lesoir pour l’Egypte. Voilà à peu près quelle est la marche desastres jusqu au dix de Mai, qui est le jour du lever ( 64 ) desPléiades.
Dans les premiers quinze jours de cet intervalle de tems (64*),il faut que le laboureur hâte les ouvrages (6s) qu’il n’a pu acheveravant Téquinoxe , se souvenant que ceux qui taillent trop tard leursvignes s’exposent à de honteuses dérisions, & à entendre contre-faire devant eux le chant du coucou (65*). En effet, est-il rien
autan & Grx.cn lìngua ììuv dicitur.
(1 Go ) Elle fe leve neuf jours avant lepremier Mai, selon Columelle , ibid.
(61) Le 18 , selon Columelle, ibid.p. 376 : Pridie Calendas Maius , Canisse vespere ccelat : tempesatemsgnis-cat.
(6t) Ceci est confirmé par Colu-melle , ibid. vi Nonas Malas , Suculacûm Sole oritur.
{6 3) Ovide fait lever la Chevre lepropre jour des Calendes de Mai ,c’est-à-dire le premier de ce mois ,Fafl. liv. 5 , v. 1 11 :
Ab Jove surgat opus : prima mihi nocte videndaStella est in cunas officiosa Jovis.
Nascitur Olenias sidus pluviale Capella :
Illa dati cadum praemia lactis habet.
(64) C’est-à-dire de leur lever ma-mtinal Columelle , ibid. Nonis MailVergilia exoriuntur mane ... vi Idus ,Vergili tot a apparent. Ovide en parle
Tome VI,
ainsi , Fas. liv. 5 , v. 5 99 :
Pleiadas aspicies omnes, totumque sororumAgmen , ubi ante Idus nox erit una super.
Tum mihinon duhiisauctoribus incipit «estas:
Et tepidi sinem tempora veris habent.
(64.*) Columelle, ibid.
(6 5) De là le nom de V ergiliœ j carce mot vient évidemment de 1’ancieraCeltique ( ou même du BelgiqueSuédois actuel ) WERCi c travail 3 8Cparticulièrement travail des champs 3qui fe dit en Allemand werch ; en An-glo-Saxon weorc; en Anglois work 3 &c.
(65*) De cet oiseau paresseux quinéglige de se faire un nid. C’est le sensdu reproche ancien. Les Modernesont transporté le reproche tiré du cou-cou , au mari qui néglige de veillersur les mœurs de fa femme , ou que fafemme parvient à tromper fur cet ar-ticle , quelque foin même qu’il ait ap-porté à prévenir ce scandale. Voilà lesens du reproche moderne, le nœud
Q q q