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Tome sixieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I V. XVIII $

ee sont là autant de signes d’une tempête prochajme. II en est demême lorsque les grenouilles coassent (34) plus qu a sordinaire,ou que les poules d’eau (33) crient dès le matin. Quand on voitles plongeons Sc les canards se nettoyer avec le bec,les autres oiseauxaquatiques courir de côté & d autre, les grues (36) se retirer endiligence vers les pays situés au milieu des terres, les plon-geons (37) fuir les étangs & la mer, on peut être sur qu’il y auradu vent. Mais lorsque les grues tiennent le haut de lait (38) fans;crier, c est une marque de beau tems. II en est de mcme si lachouette (39) crie pendant la pluie; mais si elle se fait entendredans un tems calme & serein, c’est un pronostic d’orage. Quandles corbeaux (40) croassent, avec une espece de gloussement, ensecouant leurs ailes, & qu ils continuent de la forte fans inter-ruption , c’est signe de vent : mais si leurs croassements fontentrecoupés Sc interrompus, c est signe de vent ôc de pluie toutensemble. Lorsque les choucas (41) se retirent fort tard aprèsavoir pris leur pâture, cela pronostique de forage. On en peut direautant lorsqu’on voit les oiseaux blancs (42.) s’amasser par troupesou lorsque les oiseaux de terre vont crier contre seau, Sc s’arrosenteux-mêmes (43), mais principalement la corneille (44). II en estde même lorsque shirondelle (45) vole ii près de seau quelle lafrappe souvent avec saile ; ou quand les oiseaux qui habitent surles arbres s’enfuient Sc se retirent dans leurs nids : ou quandles oies (4 6) nous étourdissent à force de crier : ou quand les-hérons (46*) paroissent tristes au milieu des sables.

Cernere inexpleto studio certate lavandi :

Et velut insolitum pennis infundere rorem :

Aut arguea lacus circumvolitavit hirundo, &c.

(44) Voyez l’ Auteur des Géoponl-qu.es 3 liv. 1 , chap. 3 , p. 7 : Koti Ko~pávn , &c. 3 St Lucain , liv. 5 , v. 5 5 5 :

Quodque caput spargens undis , velut occupetimbrem,

Instabili greflu metitur litota cornix.

(45) Theophraste,liv. Dejign. pluv-& vent, p. 111.

(4 6 ) Theophraste, ibid. p. 124.(46*) Lucain, au contraire, liv. 5 ,,

v. 549, croit que lorsque le héronvole très haut, St plane dans L’air^c’est signe de pluie t

Quodque ausa volareArdea sublimis penna: confisa natanti.