HISTOIRE NATURELLE, LIV. XIX. I J I
semé quelque part, on a beaucoup de peine à en purger l’endroit,parce que sa graine, tombée à terre, repousse ausli-tôt. On prépareun mets avec la graine de sénevé ei> la faisant bouillir ; ce qui luiôte son acrimonie. Quant aux feuilles de la plante , on les mangecuites, de même que celles des autres herbes potagères (145). IIy a trois sortes de moutardes (146); l’une qui est menue, l’autredont les feuilles ressemblent à celles de la rave, la troisième quiles a comme celles de la roquette. La meilleure graine de mou-tarde est celle d’Egypte. Les Athéniens appellent cette herbenapy ; d’autres la nomment thlaspi (147), &. d’autres saurion (148).
La plupart (149) des montagnes font couvertes de serpolet &: deíìsymbrion, comme dans la Thrace. On arrache des branches de cetteherbe fur les montagnes, & on les replante dans les jardins (1 jo).Pareillement (r 51), à Sicyone, on replante du serpolet apporté desmontagnes voisines, & à Athènes, de celui du mont Hymette.On replante de la même maniéré ( 15 z) le sisymbrion (r s z). II envient de très beau (154) aux murailles des puits, & à l’entour desviviers & des étangs.
Du fenouil & du chanvre.
Les autres herbes des jardins font du genre des herbes féru-lacées. Tel est, par exemple, le fenouil (1), que les serpentsaiment beaucoup, comme nous avons déja remarqué ailleurs (a),& qui sert, lorsqu’il est sec,à assaisonner différents ragoûts. Tel
coride, p. 724.
(150) Palladius , in Martio , ric. 9 :Nunc etiam serpyllum seritur planta &semine. Columelle, liv. 11, chap. 3 :
Thymum & transmarina cunila 3 &serpillum .... het tres & semine & plan-tis circa equinoclium vernum seruntur.
(151) Theophraste , ihid.
(152) Coníìrmé par 1 ’Auceur des
Géoponiques 3 liv. 11, chap. 3 5.
(153) Dont traite Theophraste, li-vre 1 , chap. i, & dont nous traite-rons, liv. 20, chap. 22.
(154) Theophraste , ibid.
(1) En Grec marathron. J’en aidonné plus haut la nomenclature.Voyez fa figure chez Dodonée, p 29 ;.
(2) Au livre huitième , chap, 27,