Band 
Tome septieme.
Seite
153
JPEG-Download
 

HISTOIRE NATURELLE, LIV. XIX. I/ Z

est aussi le thapfia , qui ressemble tout-à-fait au fenouil, & dontnous avons parlé (3), en traitant des arbrilleaux étrangers. Le

chanvre (4) est très bon pour faire des cordages : on le femeaprès le milieu de Février (5) : plus il est semé épais, plus il vientmenu (Ah Sa graine est mûre vers l’équinoxe d’automne; aprèsqu’on l’a recueillie on la fait sécher au soleil, ou au vent, ou à

la fumée (7). On arrache le chanvre après les vendanges, & on leteille le soir, à la veillée. Celui d’ Alabande (8), ville de Carie , esttrès bon, sur-tout, pour faire des filets de chasse : on y en connoît detrois sortes. Dans ces trois especes, la filasse la plus proche de l’é-corceou de la chenevote, est la plus mauvaise. Celle qui est au mi-lieu, &: que pour cette raison on nomme mese (9) , c’est-à-diremoyenne, est la meilleure. Après le chanvre d’ Alabande , on donnele premier rang à l’espece Milaíìenne ( 10). Quant à la hauteur duchanvre , celui de Rosea (11) dans le pays des Sabins , vient aussihaut qu’un arbre. En traitant des arbrisseaux étrangers, nous avonsparlé de deux fortes de férule ( 1 1). En Italie, on en mange les om-belles , où est contenue la semence : à cet esset, on les confit (13),puis on les met dans des pots de terre, où elles se gardent l’espaced’un an.

Maladies des herbes des jardins . Remedes contre lesfourmis , les chenilles & les moucherons.

Les herbes des jardins font sujettes à des maladies, comme tout cequi vient de semence. Le basilic, étant vieux, se change ( 1) en serpolet,

(1 z) Voyez le liv. 13. p. 3 3 3 ; comme paroît avoir fait auífi

Crarguius Marnalis, cité en ces ter-mes pat Palladius , liv. 5, in Àpril.tit. 3 , p. 110 : Rem miram de ocimo

(13) Sur la maniéré de confire la fé-rule, consultez Columelle, liv. iz.chap. 7.

iVwj COIUUUVZ/ • ,, , * .

tit. 3 , p. 110 : Rem miram de ocimo“ ^ Gargilius Martialis affirmat , quod

(1) La faine Physique de nos jours modò purpureos modò albos flores ì

nous dispense de réfuter ces antiques modò roseos pariat: & fi ex eo femineerreurs. Au reste, Pline puise ici chez frequenter feratur , modò in serpyllum jThéophraste , de Caufis 3 chap. 8 , modò infifymbrìum mutetur.

Tome FIL

V