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Tome septieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XIX. l6z

thym (iy) & la sarriette sont piquante ; le persil (i 6 ), l’aneth,le fenouil, sont piquante•& odorante. De toutes les saveurs, lasalée est: la seule que les herbes n apportent pas en sortant de laterre : quelquefois elle ne réside qu’à l’extérieur des herbes, fousla forme dune poudre qui couvre leur surface, comme on voit dansles pois chiches (17).

Mais ce qui fait voir combien les opinions des hommes fontle plus souvent mal fondées, c est que le panax a le goût du poivre »& plus encore fherbe, qui, à raison de ce goût même, a éténommée poivrette. Le libanotis (18) a l’odeur d’encens, le fmyr-nion (i5>) l’odeur de myrrhe. Nous avons suffisamment parlé dupanax. On seme de graine le libanotis dans des lieux maigres, enterre pourrie &: sujette à la rosée. Sa racine (2,0) est semblable àcelle de l’hipposelinon ou grand persil, & sent tout-à-fait l’encens.Lorsqu’elle a une année, elle est très salutaire à l’estomac. (Quel-ques-uns donnent au libanotis (2,1) le nom de romarin. Quant ausmyrnion (uj, on le seme dans les mêmes endroits que le liba-notis , & fa racine a une odeur de myrrhe : on íeme de la mêmefaçon la poivrette. Les autres herbes ont une odeur & une saveurdifférente des précédentes, comme i’aneth. Enfin, il y a une sigrande diversité dans les herbes, & en même tems une si grandevertu, que les qualités naturelles des unes, non seulement alte-rent celles des autres, mais encore les détruisent absolument. Parexemple , nos cuisiniers corrigent avec le persil l’aigreur du vi-

être même un genre à part. AdrienJunius les distingue nettement ; cequ’auroit dû faire Pline. On lit, chezl’Interprete d’Oribasius , livre 11 ,fol. 204 : Libanotis verb , quam rosma-rinum Romani vocant 3 quâ utuntur iiqui coronas necíunt. Le Pere Hardouinreconnoît que ce libanotis des bou-quetières est notre romarin,autrementie seseli AEthiopicum de Dodonée ,p. 310.

(21) Voyez Dioscoride, liv. 3, cha-pitre 87.

(2 2) Le même dont on a parlé au cha-pitre 8 , & dont Pline reparlera encoreau liv. 27, en ces termes : Odor, myr-rhe habet qualitatem : unde ô nomen.Galien convient que le smyrnion aquelque chose d’aromatique, livre deAlun. facult. chapitre 5 2 , page 363 ,tome 2 . 6 .

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