HISTOIRE NATURELLE
DE PLINE,
LIVRE VINGTIEME,
Ou Von traite des propriétés médicinales des productions
des jardins.
E X O R D E.
Ici commence Pexamen du grand oeuvre de la Nature, je veuxparler de la nourriture de l’homme , ôc des aliments fur lesquelsfa vie est fondée. Nous allons le forcer de convenir qu’il ne con-noît pas les choses méme qui entretiennent cette vie. Que la bas-sesse des noms n’en impose à personne pour lui faire regardercette matière comme peu importante : car (i) nous n entrepre-nons pas moins que de traiter de l’accord Sc de la contrariété,autrement de la sympathie Sc de l’antipathie (2) qui se trouvententre des êtres animés Sc des êtres insensibles. Et ce qu’il y a deplus admirable dans cette merveille, c’est quelle n’apoint d’autrefin que futilité de l’homme. Le feu Sc l’eau, qui font les prin-cipes de toutes choses, nous fournissent des exemples d’antipathie ;&: parmi les astres, le soleil Sc la lune ; car Peau éteint le feu, lesoleil dévore Peau, Sc la lune la produit: de plus, Pun de ces astresfait éclipser l’autre. Pour arrêter nos regards fur des objets moinsrelevés, ne voyons-nous pas que la pierre d’aimant (3) attire le
(3) Nous traiterons de Paimahtau liv. 34, chap. 143 au lìv. 3 6 , ch. 16.