l68 NATURALIS HISTORIA L I B. XX.
Caput
i.
magnete lapide, alioque rursus abigente à sese : adamantemopum gaudium, infragilem omni extera vi & invictum,sanguine hircino rumpente ; quxque alia in suis dicemuslocis, paria, vel majora mira. Tantum venia sit, à mini-mis , sed à salutaribus ordienti, pomumque ab hortensiis.
De cucumere sylvejlri , & elaterio.
Cucum im sylvestrem este diximus, multo infra ma-gnitudinem sativi. Ex eo fit medicamentum, quod vocaturelaterium, succo expresso è semine. Cujus causa nisi matu-rius incidatur, femen exsilit, oculorum etiam periculo.Servatur autem decerptus una nocte : postero die inciditurarundine. Semen quoque cinere conspergitur, ad coer-cendam succi abundantiam : qui expressus suscipitur aquacoelesti, atque subsidit : deinde sole cogitur in pastillos, ad
(4) Je lis au texte alioque. Majole,Caesius , Sc d’autres Savants ont lu al-lioque j comme si l’ail avoir la pro-priété de repousser le fer j parce-qu’il a celle, selon quelques-uns, dedétruire la vertu de l’aimant, commel’a pensé Albert le Grand, livre 1 ,Minerai, traité 2 , chap. n; Lc avantlui Zoroastre, dans les Géoponiqucs ,liv. 15 , chap. 1 ; ainsi que Jean Tzet-zès, Chiliad. 4, Hijl. 140 , v. 407.Mais il est évident, indépendammentde l’autorité des manuscrits, que Plinefait allusion à la pierre Théamede ,qui, selon lui, a la vertu de repous-ser le fer. Voici ce qu’il en dit, li-vre 3 6 , chapitre 1 6 : Alius rursus inAEthiopia j non procul mons gignitlapidem theameden 3 qui ferrum omneabigit refpuitque.
(5 ) II paroît que c est un préjugé desAnciens.
(1) Au livre précédent , chap. 5.
(2) Sur la différence spécifique duconcombre sauvage & du cultivé ,consultez Dioscoride, liv. 4, cha-pitre 154. Le concombre sauvagedont parle ici Pline, est le cucumisasninus d > Anguillara, part. 14, p. 291.Dodonée , p. 632, en donne une fi-gure vérifiée par le Pere Hardouin auJardin du Roi.
(3) C’est le nom que lui donnentScribonius Largus , Compos. 70, &Celsus , liv. 5 , chap. 12. Galien,tome 2 j Explic. voc. Hippocr. p. 89,nous apprend que la dénominationdìélatérion n’est pas restreinte au con-combre sauvage, mais qu’elle s’étend