HISTOIRE NATURELLE, LIV. XX. 171
un grand remede dans plusieurs maladies. L’elacerion guérit (4)la foiblefle de vue &: les autres vices des yeux, comme aussi lesulceres des paupières. On dit que si l’on touche avec ce suc lesracines dune vigne, les oiseaux n’y viendront point becqueter leraisin. La racine du concombre sauvage, étant cuite dans du vi-naigre, & appliquée extérieurement, est bonne aux goutteux (5) ;& son suc appaise le mal de dents. Cette racine, séchée ( 6 ) in-corporée dans de la résine , guérit la gratelle, la galle, le malsaint Mein (7), les dartres farineuses (8), les parotides (9) & lestumeurs inflammatoires (10), & donne aux cicatrices la couleurnaturelle de la peau (n). Le suc des feuilles (iz), versé goutteà goutte dans les oreilles avec du vinaigre , est bon pour lasurdité.
La saison convenable pour préparer l '‘élatêrion , c’est l’au-tomne (13). II n’y a point de drogue qui se conserve plus long-tems (14). Elle commence à être bonne la troisième année (13):néanmoins si on veut l’employer plus récente , on peut l’adouciren faisant macérer les trochisques dans du vinaigre à petit feu, &dans un pot de terre qui n’ait point encore servi. Au reste, plusXélatêrion est vieux, meilleur il est. Théophraste ( 1 6 ) cite desexemples d 'élatêrion conservé pendant deux siécles. Jusqu’à cin-quante ans il conserve la propriété d’éteindre (17) la lumière des
Celsus , liv. 5 , chap. 1 5 , définit lepanus : tumor non altus 3 latus 3 in quoquiddam pu/luLe ejì. Apulée , ch. 113 ,tit. 3 , se sert du mot tumor 3 au lieu decelui de panus . Dioscoride emploieici le mot 1 fv/jt-a , qui signifie une tu-meur inflammatoire.
(u) En outre le suc de la racineguérit les tintements d’oreille, selonCelsus , liv. 6 , chap. -.
(iz) Dioscoride, ibid.
(13) Théophraste, liv. 9, Hijl. cha-pitre 10.
( 14) Théophraste, Hijl. liv. 9, cha-pitre 14.
(i 5) Elle est purgative depuis la se-conde jusqu à la dixieme année , se-lon Dioscoride, ibid.
(1 6) Théophraste, Hijl. liv. 9 , cha-pitre 14.
(17) Théophraste, ibid. attribue cetester à l’humeur surabondante qu’ilconserve.
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