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Tome septieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XX. 173

lampes quand on l’en approche. La véritable marque de la bontéde rélatérion , c’est íorfqu’étant mis auprès d’une lumière, il lafait étinceler en haut & en bas avant que de l’éteindre. Celuiqui est pâle (18), uni & un peu amer, vaut mieux qu&celui quiest verd & raboteux. On croît communément (19) que si unefemme qui delire avoir des enfants, porte fur foi un concombresauvage, elle deviendra plus aisément enceinte, pourvu que leconcombre n ait point touché la terre : & que si dans le temsqu une femme est en travail, on enveloppe ce fruit dans de la lainede belier, & qu on le lui attache fur les reins fans quelle le sache,elle accouchera plus facilement. Mais austì-tôt que l’enfant est venu,il faut emporter ce concombre hors de la maison.

Les Auteurs qui recommandent l’emploi des concombres sau-vages , disent que les meilleurs font ceux d’Arabie, ensuite ceuxd’Arcadie, d’autres disent ceux de la Cyrénaiquè; que la planteressemble â l’héliotrope (2.0); que son fruit est de la grosseur dunenoix ; qu il vient entre les branches &: les feuilles ; qu elle produitune graine blanche, & qu’elle est recourbée comme. la .queue d’unscorpion , d’où quelques-uns donnent à ces fortes de concombresle nom dc scorpioniens. Leur graine , au surplus, ainsi que leursuc, est singulier contre la piquure des scorpions & pour purgerle ventre & la matrice. La dose est depuis six grains jufqu’àdouze (2.1), selon la force du sujet. Une dose plus forte feroitmortelle. La décoction de ces concombres, étant prise en breu-vage, est bonne contre l’hydropisie (21) &: la maladie pédiculaire.Leur chair, appliquée extérieurement avec du miel òc de la vieillehuile, guérit l’esquinancie & les maux de gorge.