HISTOIRE NATURELLE, LIV. XX. Z I I
poumon &c de la crachée-arcere. Mangés cruds & fans pain, ilsne font pas moins salutaires dans ces fortes de cas , même quandle malade cracheroit le pus (u); mais il faut en ôter la tête ,& manger de ces porreaux de deux en deux jours. Etant pris dela forte, ils rendent la voix meilleure (2.3), excitent à l’amour, ÔCprovoquent le sommeil. Les têtes des porreaux (2.4), cuites endeux eaux, reílerrent le ventre, & arrêtent les diarrhées opiniâtres.La pelure cuite, ôc appliquée en iiniment, noircit les cheveuxblancs.
L’ail (2.5) a beaucoup de force, il est très utile à ceux quichangent d’air (16), & qui boivent d’autres eaux qu auparavant.Son odeur chaise les serpents & les scorpions (2.7).- & même quel-ques Auteurs (2.8) ont écrit quêtant mangé, ou pris en breuvage,ou appliqué en cataplasme, il est singulier contre les morsures oupiquures de toutes fortes de bêtes venimeuses ; & que si on le prenddans du vin, Ôc qu’on vomisse cette potion, ce remede est spéci-fique contre la morsure du serpent nommé hemorrhoïs (2.9). IIl’est pareillement contre les morsures venimeuses des (30) mu-saraignes. De quoi il ne faut pas s’étonner, puifqu’il dompte levenin de l’aconit surnommé pardaliankhès , celui de la jus-quiame ; 6c même celui des chiens enragés (z 1), étant appliqué avecdu miel fur la morsure. Pris en breuvage, il est singulier pour les mor-sures des serpents (31) ; mais il faut aussi appliquer les feuilles fur laplaie avec de Thuile. II n’est pas moins bon pour les meurtrissures,quand même il y auroit des vessies (33). Hippocrate ( 3 4) dit que le par-
(19) Dont Lucain a dit, liv. 9,v.708 :
At 110a state suum miseris pastura cruoremSquamiferos ingens hemorrhoïs explicat orbes.
(30) Dioscoride, liv. z, p. 181.($1) Dioscoride, ibid ., & PliniusValerianus, liv. 3, chap. 51, & liv. 4,chap. ij.
(32.) Plinius Valerianus, liv. 4,chap. 17.
(33) Plinius Valerianus, ibid.
(34) Hippocrate dit cela, non feu-lement du parfum de l’ail , mais encorede l’ail mangé par une femme en cou-che, liv. 1 , de Morbis Mulier, sec-tion 74. Ce même estetdu parfum del’ail, est confirmé par Plinius Valeria-
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