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Tome septieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XX.

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seur. Appliqués seuls, ou, comme le veut Damion (74), avecdu vin miellé (75) , ils sont souverains pour les plaies, pourvuqu’on ne leve cet appareil que le cinquième jour. Le même Auteurles emploie pour les blessures des oreilles (76), Sc pour les hu-meurs aqueuses des testicules (77). On les applique avec de la fa-rine furies parties attaquées de goutte. Bouillis dans du vin (78),Sc appliqués fur le ventre , ils ramollissent les duretés des viscères.On les donne dans du vin Sc l’eau de pluie pour la dysenterie (79) :Sc on les fait prendre, en pilules de la grosseur d’une feve, avecdu silphion, pour les convulsions des parties internes. On les broie,Sc on les applique en cataplasme, pour empêcher la sueur (80). Ilsfont bons pour les nerfs (81), Sc c’est pourquoi on les ordonne auxparalytiques. Les bulbes roux, appliqués avec du miel Sc du sel,guérissent très promptement les luxations des pieds (8z). Ceux deMégare font ceux qui excitent le plus à la passion de l’amour (83).Les bulbes des jardins, étant pris avec du vin cuit, aident l’accou-chement. Les bulbes sauvages, pris en pilules avec du silphion,guérissent les plaies Sc ulceres internes. La graine des bulbes dejardin fe prend dans du vin, contre les piqûres des araignées veni-meuses, Sc les bulbes mêmes Rappliquent avec du vinaigre, furles morsures des serpents. Les Anciens don noient la graine enbreuvage à ceux qui avoient le cerveau troublé. La fleur des bulbes,

(79) Plinius Valerianus , liv. 2,chap 28 : Dysenterie compescende :Per se bulbi triti dantur 3 & in vino aus-tero potio miscetur.

(80) Confirmé par Dioscoride, li-vre 2 , chap. 200.

(81) Cependant ils nuisent auxnerfs ; étant mangés en trop grandequantité, selon Dioscoride, ibid.

(8 2) Confirmé par Dioscoride, ibid.

(83) Athénée, liv. 2, p. 64, donnecette palme aux bulbes appellés royaux;

Ovide la donne conjointement aubulbe Daunien, au bulbe Libyque,Sc au bulbe Mégarique , dans cesvers :

Daunius, an Lybicis bulbus tibi miilusaboris,An veniat Megaris : noxius omnis etit.

Nicandre, chez Athénée , ibid. , faitaulli mention du bulbe Mégarique.Consultez Erasme, Chyliad. 4, Cent. 2,Adag. 42 , sur ce dicton :

Netvis carentem proderit bulbus nihil.

Ii ij