HISTOIRE NATURELLE, LIV. XX. 283
preux, honteux de fa difformité, s’étant frotté par hasard le visageavec les feuilles de cette plante afin de fe déguiser, il fe trouva guéride fa maladie. On les applique contre le venin des scolopen-dres &: les morsures des serpents (4); Lc pour les mêmes raisons,on les prend en breuvage à la dose de deux dragmes dans deuxonces demi de vin. Contre les piquures des scorpions, on lesemploie avec le sel, fhuile & le vinaigre : leur décoction sertaussi contre le venin des scolopendres. On garde ces mêmesfeuilles feches, & réduites en poudre, afin de s’en servir contretoutes fortes de poisons. La menthe sauvage répandue par terre,ou brûlée en façon de parfum, chassie les scorpions (5). Prise enbreuvage , elle fait couler les vuidanges aux femmes accou-chées (6) : mais prise avant les couches, elle tue l’enfant dans leventre de la mere. Donnée en petite quantité (7), elle essi ex-cellente pour les ruptures & pour les contractions spasmodi-ques (8) ; comme aussi pour Fasthme , les tranchées, les déborde-ments debile : & appliquée extérieurement, elle n’est pas moinsbonne pour la goutte ôc la fciatique (9). On injecte de son sucdans les oreilles, pour faire sortir les petits vers qui s’y engendrentquelquefois (10). Cette herbe fe prend en breuvage pour la jau-nisse ( 11 ). On Fapplique fur les écrouelles (11). Elle empêcheles songes lascifs. Prise en breuvage avec du vinaigre, elle chasteles vers (13). On s’en lave la tête au soleil avec du vinaigre,pour ôter la crasse blanche qui s’amasse dans les cheveux.
pitre 13, p. 131 : De aurium viciissuccurrendis :
Mentastri liquor expressus conducere fertur*
Cette recette est aussi confirmée parGalien , ibid. p. 183. Sur ces vers quinaissent dans les oreilles , & qui fontassez semblables aux mites des fro-mages , & même fur des vers plus con-sidérables qui s’y forment, voyez
Schenchius , liv. 1, Olferv. Medic.chap. 1 92.
(11) Galien, ibid.; Diofcoride ,liv. 3 , chap. 43. Le Scholiaste de Ni-candre, p. 8.
(12.) Marcellus Empiricus, cha-pitre 15 , page 107, ordonne, dansce cas , de s’en gargariser avec duvin.
(13) Galien 8 c Diofcoride, ibid .
N n ij