HISTOIRE NATURELLE, LIV. XX. 2,93
pour réprimer les ulceres qui forment des excroissances : 8c ap-pliquée íeche , elle donne une belle couleur aux cicatrices.
Le pouliot 8c le nepeta ont beaucoup de rapport. Ces deux her-bes, bouillies ensembles dans de seau jusqu à diminution du tiersde la liqueur, dissipent les frissons des fievres, 8c font venir lesréglés aux femmes (y 4). En été, elles temperent la trop grande cha-leur. Le nepeta ( 5 5), en particulier, est très efficace contre les mor-sures des serpents, 8c ils en détestent le parfum : c’est pourquoilorfqu’on veut reposer dans un endroit où l’on craint ces bêtesvenimeuses, il faut y répandre de cette herbe. On l’appliquefur les fistules lacrymales (56), après savoir pilée; 8c on l’appliquefraîche, avec un tiers de pain 8c du vinaigre, pour les douleursde tête. Son suc, versé dans les narines, la tête de la personneétant renversée j. arrête les hémorrhagies du nez (57). La racineproduit le même esset : 8c employée en gargarisme avec la grainede myrte dans du vin cuit qui soit tiede, elle guérit les ef-quinancies.
Le cumin sauvage est fort menu, 8c ne jette que quatre oucinq feuilles, qui font comme dentelées (j 8). Le cumin cultivéest d’un grand usage en médecine, fur-tout pour les maladies del’estomac (59). Pilé 8c pris avec du pain, ou avec de l’eau 8c duvin, il évacue les glaires, dissipe les flatuoíìtés (60), appaife les-tranchées du ventre 8c les douleurs des intestins (6i). Mais lecumin, quel qu il soit, donne une couleur pâle à ceux qui en.boivent. On dit que les disciples de Porcius Latro (62), célébré
emendabis stomachi dolorem. Dioíco-ride, liv. z , chap. 68 , decide que lecumin est eustome , suro//.. ,< • c’est-à-direfaisant bonne bouche. Mais le PereHardouin conjecture , avec grandevraisemblance, qu il saut lireX ov ' àst à-dire bon à Vestomac.
(60' Pline est ici conforme à Dios-coride, qui dit cela, tant du cumin.
cultivé que du cumin sauvage, liv. $ ,chap. 68 & 69..
(61) Dioscoride, ibid Quintus Se-renus , chap. 17 , p. 141
Quin ctiamex lymphis tritum potare cuminumConveniet , quod jam nobis documenta probarunt
(6z; Marcus Porcius Latro. Voyezl’éloge de ce personnage , chez Quin-