HISTOIRE NATURELLE, LIV.XX. ZÇ)J
les cas précédents que le cultivé. De plus, étant employé avecde rhuile, il peut beaucoup contre le venin des serpents, desscorpions &: des scolopendres. Pris dans du vin, à la dose d’unebonne pincée, il arrête les vomissements &: les envies de vomir.On le prend en breuvage, & on l'applique en cataplasme pouria colique : ou bien on le met tout chaud sur le ventre avec desplumaccaux, & on le serre avec des bandes , pour la même mala-die. Etant pris à la dose de trois dragmes dans quatre onces devin, il dissipe les suffocations de matrice. On en met dans les•oreilles avec de la graisse de veau ou du miel, pour les bourdon,nements & tintements d’oreille( 5). Appliqué avec dumiel, du vi-naigre &c des raisins secs, il guérit les meurtrissures (4) : & avecdu vinaigre, il efface les taches noires ( 5 ) qui viennent fur lçcorps.
L’ammi ( 6 ) des Grecs ressemble (7) extrêmement au cumin,& meme quelques-uns croient que c'elì le cumin d’Ethiopie (8).Hippocrate appelle celui-ci cumin royal (9), parcequ’il l’estimesupérieur en vertu a celui d’Egypte (10). Mais la plupart desAuteurs regardent l’ammi comme une production tout-à-fait dif-férente du cumin (11), d’autant qu il est plus blanc & plus menu.Quoi qu’il en soit, il a les mêmes usages que le cumin. On acoutume à Alexandrie d’en mettre fous les pains lorsqu’on lesfait cuire; & l’on s’en sert dans les sauces. II dissipe les gonfle-ments venteux, & appaise les tranchées (12.). II est diurétique (13)&£ emmenagogue. II diminue les meurtrissures (14), &: adoucitles fluxions des yeux. Pris à la dose de deux dragmes dans duvin avec de la graine de lin, il est utile contre les piquures desscorpions ( 15) : & avec une égale quantité de myrrhe, il a unevertu singulière contre la morsure du serpent céraste. II donne,
Ethiopique , & le second à l’ammid’Egypte.
( 11 ) Dioscoride, liv. 3 , drap. 7.
(13) Dioscoride , ib. d.
Tome VIT.
(14) Dioscoride, ibìd. l’applique >en pareil cas, avec da miel.
(15) Contre toutes les morsuresvenimeuses, selon Dioscoride, ibïd.
r P