HISTOIRE NATURELLE, L I V. XX. 3 IJ
provoque le sommeil, fait sortir la gravelle, réprime les vomis-sements , & résout les tumeurs des parties internes. II est trèsbon pour les maladies de la poitrine, &. pour le diaphragme.Sa décoction, faite dans de l’huile & versée sur la tête, soulageles douleurs de cette partie. On prétend que rien n’est meilleurque l’anis, pour le ventre &: les intestins : de là vient qu’on ledonne rôti, à ceux qui font attaqués de la dysenterie ou du té-nesme. Quelques-uns y joignent de l’opium, & en font prendrepar jour trois pilules de la grosseur d’un lupin, & délayées dansune once devin. Dieukhèsse servoit du suc d’anis pour les douleursdes lombes : il donnoit la graine, pilée avec la menthe, aux hy-dropiques ôc à ceux qui avoient des cours de ventre (61). Evenoremployoit la racine pour les maladies des reins (61). Da lion (6ss),herboriste célébré , appliquoit un cataplasme d’anis & de persilaux femmes en travail d’enfant, ôc à celles qui ressentissent desdouleurs à la matrice : il faisoit boire, de plus, aux femmes entravail, de l’anis &: de l’aneth. II appliquoit aux frénétiques l’anisverd avec du gruau ; comme aussi aux enfants sujets à l’épilepíìeou à des contractions spasmodiques. Pythagore dit qu’une per-sonne qui portera de l’anis en fa main, ne fera point attaquéed’épilepsie j aussi ordonne-t-il d’en semer beaucoup dans les jardins.11 ajoute, qu une femme accouche plus aisément, si on lui faitflairer de l'anis; il veut qu’aussi-tôt quelle sera délivrée, onlui en donne en boisson avec un peu de gruau mêlé dedans. Sosi-mene (6 4) se servoit de l’anis, avec le vinaigre, pour résoudre toutesfortes de duretés ; & il le faisoit cuire dans de l’huile, avec unpeu de nitre , pour guérir les lassitudes. II promet même à ceuxqui voyagent, s’ils boivent de la graine d’anis, un préservatif contrela lassitude. Héraclide donnoit une bonne pincée de cette graine,avec un scrupule de castoreum, dans du vin miellé, pour les gon-
Savant paroît très versé dans les recher- dons, qu’il affecte au sujet de Sosi-ches fur les écrits des Anciens, on me ne, qu’il n’y a en effet nulle autrepeut conclure de cette disette de no- lumière à attendre fur ce personnage.