HISTOIRE NATURELLE, LTV. XX. 3 2 I
Propriétés de Vaneth , du Jacopenium , da poivre blanc &noir, de V opium , & de la maniéré de recueillir le suc desplantes.
L’aneth(i) fait sortir les vents par en haut(2.), & appaifeles tranchées (3). II resserre le ventre. Ses racines, réduites encataplasme avec de l’eau ou du vin, s’appliquent pour les fluxionsdes yeux (4). Le parfum de ía graine chaude, étant tiré par lenez , appaife le hoquet (y). Prise en breuvage dans de l’eau, elleguérit les crudités (6). La cendre d’aneth releve la luette bais-sée (7). Toutefois l’aneth assoiblit la vue (8) , 6 c la faculté«Tengendrer.
Le facopenium d’Italie est entièrement différent de celui d'ou-tre-mer, lequel ressemble à la gomme ammoniaque , & fe nommesagapenon (9). Ce dernier est bon pour les douleurs des côtés (10)&: de la poitrine (11), pour les spasmes, pour les toux invétérées,pour les tumeurs du diaphragme & pour faire cracher (12.). 11guérit les vertiges (t 3),les tremblements, les contractions spas-modiques qui font renverser la tête en arriéré, les obstructionsde ía rate, les douleurs des lombes & les frissons. On le donneà flairer avec du vinaigre, aux femmes qui ont des suffocations
(8) Confirmé par Dioscoridé, li-vre 3 , chap. 573 & par Leontius,dans les Géoponlques 3 liv. iz . chapi-tre 34, p. 355.
(9) Selon Dioícoridé, liv. 3 , cha-pitre 95, le sagapenon e(i une subs-tance qui découle par incision , ou au-trement (<hríç) d’une plante férulacéequi croît en Médie. La plante , & lasubstance ou gomme qui en découle,onr le même nom, selon Galien, li-vre 8, de Fac. Simp. Mcd. p. zz6.La gomme dont il est question , est lesagapenum ou s‘;rapinum des boutiques.
Torne V 11 .
Le Pere Hardouin dit qu’on lui donnece dernier nom, parcequ’elle a uneodeur de pin. Voyez fa descriptionchez Charasius , in Pharm. p. 198.
(10) Dioícoridé, liv. 3, chapi-tre 95.
( 11 ) Parceque, selon Dioícoridé,íbïd. elle fait expectorer les humeursépaisses qui affectent cette partie.
(11) Confirmé par Dioícoridé.Voyez la note précédente.
(13) Tout ceci est pareillement con-firmé par Dioícoridé, ibïd.
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