HISTOIRE NATURELLE, L I V. XX.
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ramollit la matrice. La décoction de cette même plante , prise enbreuvage, procure une transpiration dont l’odeur est agréable (24).
La racine d’althrea, ou guimauve, a encore plus de vertu danstous les cas dont nous venons de parler (25) ; & spécialementpour les spasmes & les ruptures. Bouillie dans de seau, elle res-serre le ventre. Ses feuilles, bouillies dans du vin blanc (26), &Cappliquées en cataplasme, dissipent les écrouelles , les parotides,les enflures des mamelles (27), tk. les flegmons de forme appla-tie (28). Seches & bouillies dans du lait, elles guérissent trèspromptement les toux les plus mauvaises. Hippocrate failoit boirela décoction de la racine à ceux qui étoient blessés, & qui éprou- -voient cette altération ou soif particulière qui provient d’avoirperdu trop de sang. II appliquoit la racine même, avec du miel& de la résine, furies plaies, les contusions, les luxations, les en-flures, & fur les muscles, les nerfs & les articulations (29), &il la faifoit prendre dans du vin aux asthmatiques (30) & auxdysentériques (31). Un effet merveilleux de cette racine , c estque si on la fait infuser dans de seau (32), en laissant le vase àdécouvert (33), seau s’épaiíïit & devient comme du lait. Aureste , plus cette racine est fraîche, plus elle est efficace.
Le lapathum (34) des jardins a p rel que les mêmes vertus quela guimauve. II y a un lapathum sauvage, que quelques-uns d’entreles Grecs appellent oxalis (33), & les Latins rumex (3 6 ), ou la-pathum cantherinum (37). Son goût n’est pas fort différent de
par Dioscoride , Hv. 3 , chap 163.
(3 3 ) Je lis sub dio; encore que lesmanuscrits portent subdivo.
(34) C’est: le lapathum sativum deDodonée , p. 637 , c’est: à-dire la pa-tience.
(35) C’est: notre oseille , au juge-ment de la plupart des critiques. LePere Hardouin fait difficulté d’admet-tre cette décision. Ecoutons les raisonsfur lesquelles il se fonde : Quibus ut
ajsentiar , vehementer laboro : cum ab-st ab ofella soliis color beta candida ;sunt enim è nigro viridia. De hoc ge~nere Diosc. lib. z 3 cap. 140; Eri J'iy.cti rlrafnov íiS'oç , a s hoi SÇcthíJ'cc, » co'à'-ÇvpÍJ\x , a Zcixcidav y.a>lÌTi.
(3 6 ) D’autrts ont donné ce nom derumex au lapathum sauvage, commefait Plinius Valerianus , liv 1 , chapi-tre 38.
(37) Ainsi nomme, selon le PereX x ij