HISTOIRE NATURELLE, LIV. XX. 3JI
Quaat au lapathum des jardins, on rapplique fur le front pourles fluxions des yeux. Sa racine guérit les dartres & la lepre (48),Bouillie dans du vin (49), elle est très bonne pour les écrouelles,les parotides & la gravelle. Brise en breuvage dans du vin (50),elle guérit les flux de ventre, la dysenterie & le ténesme. Prisede cette même maniéré, ou appliquée extérieurement, elle dis-sipe les embarras de la rate. Le suc de la plante est encore plusefficace pour tout cela (ji). II fait sortir les vents par la voie del’éructation ; il provoque surine & éclaircit la vue. Si on en mêledans seau des bains, ou si on s’en frotte fans huile avant que d’yentrer, ilappaise la démangeaison(5z). La racine mâchée affermitles dents ( y 3 ). Sa décoction, faite dans du vin, resserre le ventre ( 5 4),.&: la décoction de ses feuilles le relâche (y y). Enfin, pour ne rienomettre, Solon parle d’une herbe qu’il nomme bulapathon (56),& qui ne dissere des autres lapathons que par la longueur de faracine, touchant laquelle il dit, quêtant prise dans du vin, elle est.bonne contre la dysenterie.
Des propriétés de la moutarde ; de ses trois efpeces. Dumarrube; duserpolet; du sisymbrium ; de la graine de lin ,SC du blitum.
Nous avons dit précédemment ( 1 ), en parlant des herbes desjardins , qu’il y a trois fortes de sénevé ou moutarde. Cettegraine, selon Pythagore, est la plus subtile de toutes & la pluspénétrante ; car il n’y en a point qui monte avec autant de force
(5 j) Marcellus Empiricus, ch. iz ,p. 9 z.s
(54) Selon Galien, de Theriaca,chap. 4 , p. 935, les feuilles de lapa-thum lâchent le ventre, & la graine leresserre.
(5 5â Voyez la note précédente.
(56) Ou lapathort des bœufs , c’est-
à-dire une grande efpece de lapathon ;car c’est l’ufage des anciens de spéci-fier les grandes efpeces , dans le ré-gné végétal, en ajoutant au nom gé-nérique de la plante, le mot hippos tcheval, ou le mot bous , beuf, com-me on pourroit en produire nombred’exemples.
(1) Au liv. ï