HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXI. 459
l’eau marine puisée en haute mer, y ajoutant du nitre. Ensuite on.écume avec une cuiller le plus blanc de cette cire, & on le metdans un vaisseau où il y ait un peu d’eau froide. On le fait re-cuire à part avec de seau marine ; âpres quoi, on laiíse refroidirle vaisseau. Ayant réitéré la même manœuvre jusqu a trois fois,on met cette cire au soleil & à la lune sur une claie de jonc. Lalune la blanchit, & le soleil la seche. Mais de peur quellene fe fonde au soleil, on la couvre d’un linge fin. Et quoiqu onla recuise après quelle a été exposée au soleil elle ne laisse pas dedevenir très blanche. Cette cire Pontique est singulière en méde-cine. On noircit la cire en y mêlant de la cendre de papierde papyrus, & on la rougit en y mêlant de 1 orcanette. On lateint austi en plusieurs autres couleurs , & on lui donne dif-férentes figures. On rapplique, en façon de vernis, fur les pein-tures des murailles &: des armes, afin de les conserver. Enfinelle s’emploie à une infinité d’ufages. Quant aux autres détailsconcernant le miel & les mouches qui le composent, nous enavons parlé ailleurs, en traitant des abeilles. Voilà à-peu-près toutce que nous avions à dire fur les jardins.
Des herbes qui naijsent d’elles-mëmes ; des herbes qui ont
des piquants.
I l faut maintenant parler de quelques herbes sauvages, dontla plupart des nations font usage pour leur nourriture , & princi-palement les Egyptiens. Car quoique l’Egypte foie très fertile enbleds, néanmoins elle est presque le seul pays qui pourroit s’enpasser, tant elle abonde en herbes qui sont bonnes pour la table.L’Italie au contraire en a très peu ; & ce sont les fraises, le tam-nus (1) , le myrte sauvage (r.) ; le bâtis marin (3), le bâtis des
tendrons, en guise d’asperge. Voyez (;) Nous parlerons de l’ua&i’autre
le liv. 23 , vers la fi» du dernier cha- bâtis au liv. r6, chap. 8.
pitre.
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